LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2315842

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2315842

mardi 11 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2315842
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSINGH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistré le 5 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Singh, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution des décisions, des 23 mai et 25 mai 2023, par

lesquelles le préfet de police a refusé de lui accorder un rendez-vous plus proche que le 18 mars 2024, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour et la remise d'un récépissé l'autorisant à travailler ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous, dans un délai de huit jours, à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler lors de son rendez-vous en préfecture ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros, en application des articles 37

de la loi du 10 juillet 1991 et L761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

-elle est constituée, dès lors qu'il peut être éloigné à tout moment, est sans ressource et risque de perdre son logement alors qu'il est bénéficiaire d'une promesse d'embauche.

Sur le doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées :

- elles sont entachées par l'incompétence de leur auteur ;

- elles sont entachées de défaut de motivation ;

- elles sont entachées de défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elles méconnaissent les articles L.411-1, L.431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir un rendez-vous en préfecture plus proche, pour le dépôt de sa demande et d'avoir un récépissé, et dès lors qu'il remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L.423-23 et L.435-1 du même code ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, au regard des conséquences sur sa situation personnelle.

Des pièces produites pour le préfet de police ont été enregistrées le 11 juillet 2023.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 5 juillet 2023 sous le numéro 2315848 par laquelle M. A demande l'annulation des décisions attaquées.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bachoffer, vice-président de section, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Ramphort, greffière d'audience, M. Bachoffer a lu son rapport et entendu :

-les observations de Me Singh, représentant M. A ;

-les observations de M. D, pour le préfet de police.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien, né le 2 janvier 2002, entré en France le 15 janvier 2019, selon ses dires, a, par un jugement du tribunal pour enfant C en date du 18 juillet 2019, été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance C. Titulaire d'un titre de séjour " travailleur temporaire " ayant expiré le 21 août 2021 et d'un récépissé arrivé à son terme le 6 janvier 2022, M. A bénéficie d'une convocation en préfecture, pour le dépôt d'un dossier de demande de carte de séjour, le 18 mars 2024. Par la requête susvisée, il demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution des décisions, des 23 mai et 25 mai 2023, par lesquelles le préfet de police a refusé de lui accorder un rendez-vous plus proche que le 18 mars 2024, pour le dépôt de son dossier et la remise d'un récépissé.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

En ce qui concerne l'urgence

3.Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence.

4.Pour justifier de l'urgence à suspendre les décisions litigieuses, M. A soutient qu'il peut être éloigné à tout moment, est sans ressource et risque de perdre son logement. Il fait valoir en outre que, bénéficiaire d'une promesse d'embauche, les décisions litigieuses font obstacle à la poursuite de son activité professionnelle. Ainsi, eu égard à ces éléments, ainsi qu'à leurs conséquences sur la situation personnelle du requérant, celui-ci justifie se trouver dans une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées :

5.Il résulte de l'instruction que M. A a été confié à l'aide sociale à l'enfance, par un jugement du tribunal judiciaire C du 18 juillet 2019 et a été mis en possession d'un titre de séjour portant la mention " travailleur temporaire " qui a expiré le 21 août 2021. Le requérant est titulaire d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée, du 30 novembre 2022, pour un poste de boulanger et fait état d'une insertion professionnelle depuis son arrivée comme cela ressort des contrats d'apprentissage successifs signés des fiches de paie figurant au dossier ainsi que des attestations de ses employeurs des 16 février et 9 juin 2022. Le préfet de police n'établit, pas que le dossier de demande du requérant serait incomplet, ni que ce dernier aurait manqué de diligence dans l'accomplissement de ses démarches en préfecture. Par suite, au regard de l'intégration professionnelle dont justifie M. A, de la durée de sa présence en France, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle qu'aurait commise le préfet de police, au regard de son pouvoir de régularisation est, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.

6. Il résulte de tout ce qui précède, qu'il y a lieu de suspendre l'exécution des décisions des 23 mai et 25 mai 2023, par lesquelles le préfet de police a refusé de lui accorder un rendez-vous plus proche que le 18 mars 2024 pour le dépôt de son dossier et la remise d'un récépissé l'autorisant à travailler.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

7. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire () ". Il appartient au juge des référés d'assortir sa décision de suspension des seules obligations provisoires qui en découlent pour l'administration.

8.La suspension de l'exécution des décisions attaquées, prononcée par la présente ordonnance, implique qu'il soit enjoint au préfet de police de délivrer au requérant une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans l'attente du jugement à intervenir au fond, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1 : L'exécution des décisions des 23 mai et 25 mai 2023, par lesquelles le préfet de police a refusé d'accorder à M. A un rendez-vous plus proche que le 18 mars 2024 pour le dépôt de son dossier et la remise d'un récépissé l'autorisant à travailler est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de police de délivrer à M. A, dans l'attente du jugement à intervenir au fond, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Singh, et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de police C.

Fait à Paris le 11 juillet 2023

Le juge des référés,

B. BACHOFFER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/1-

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions