jeudi 27 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2316414 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 juillet 2023, M. A C, représenté par Me Dalmas, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension l'arrêté du 31 mai 2023 par lequel le préfet de police a refusé de lui renouveler son titre de séjour, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cet arrêté ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de 15 jours et sous une astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. C de la somme de
2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soulève les moyens suivants :
Sur l'urgence :
- l'urgence est présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour ;
- en outre, il est arrivé en France en 2008 et y réside depuis lors de façon régulière et ininterrompue ; son dernier récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour expire le 14 août 2023 ; il dispose d'une activité professionnelle dont il tire la totalité de ses revenus ; aussi, en l'absence de titre de séjour l'autorisant à travailler, il ne pourra plus continuer à exercer un emploi et subvenir à ses besoins ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- le préfet ne justifie pas de la compétence du signataire de l'acte ;
- la décision est insuffisamment motivée, en ce qu'elle se limite à se référer à la seule condamnation par le tribunal correctionnel de Paris et l'interpellation du 23 mars 2022, pour des faits d'escroquerie en des termes au demeurant inexacts ;
- la menace à l'ordre public n'est pas caractérisée et n'est pas de nature à justifier le refus de renouvellement contesté ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'il a fixé le centre de ses attaches personnelles et professionnelles en France ; il a perdu sa mère lors de sa naissance et n'a plus de nouvelles de son père depuis l'âge de 8 ans ; c'est dans ces conditions qu'il a été contraint de vivre dans la rue et y trouver sa nourriture avant d'être recueilli par une personne qui rapidement profitera sexuellement de lui, mais qui a accepté de le conduire en France et l'abandonné à l'âge de 15 ans aux bons soins de l'aide sociale à l'enfance (ASE) le
3 novembre 2008 ; depuis lors, il vit en France de manière stable et ininterrompue, soit depuis plus de 14 ans ; il dispose actuellement d'un contrat de travail comme chauffeur livreur et vit actuellement chez l'une de ses amis à Paris.
Vu :
- les autres pièces du dossier, et notamment les pièces produites par le préfet de police et communiquées le 19 juillet 2023 à 8 heures 12 ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2315071 par laquelle M. C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 juillet 2023 tenue en présence de M. Ayari, greffier d'audience :
- le rapport de M. B, qui a expressément fait référence aux pièces présentées, en l'absence de mémoire en défense, par le préfet de police ;
- les observations de Me Dalmas pour M. C, qui n'a pas émis d'observation orale sur la procédure, et qui, sur le fond, souligne le parcours d'intégration exceptionnelle de
M. C, l'avis favorable de la commission du titre du séjour, l'absence de famille du requérant (mère décédée à sa naissance, disparition de son père à huit ans), abandonné à l'aide sociale à l'enfance, ayant réalisé des études puis travaillé, victime de mauvaises amitiés ;
elle relève que la société française est la seule qu'il connaisse et qu'il ne parvient pas à retrouver ses racines, ayant sans doute des origines autres qu'ivoiriennes ; que son contrat de travail expire en août 2023 et ne pourrait être renouvelé sans renouvellement de son titre de séjour ;
- et les observations de Me Floret pour le préfet de police, qui fait valoir que l'urgence n'est pas établie, dès lors que le refus de titre n'est pas assorti d'une obligation de quitter le territoire français et qu'il n'est pas établi que le contrat de travail à durée déterminée du requérant devrait être interrompu ; que le signataire de la décision disposait bien d'une délégation, d'ailleurs visée dans l'arrêté attaqué ; que la motivation est suffisante et que la décision est justifiée au fond par des motifs d'ordre public, en particulier par la condamnation en 2019 pour escroquerie, un signalement en 2022, alors que avis de la commission se limite à énoncer que M. C " paraît " s'être intégré ;
- M. B, après interrogation des parties, a constaté que les conditions de la demande de renouvellement n'étaient pas contestées et qu'il était également constant qu'il y avait bien eu deux condamnations distinctes en 2019 à raison de faits d'escroquerie, comme le relève l'avis de la commission du titre de séjour versé au dossier ;
- M. B a ensuite invité les parties, et plus spécialement la représentante du requérant et le requérant lui-même, à s'exprimer sur les faits consignés dans le procès-verbal judiciaire dressé le 23 mars 2022 dans le cadre d'une procédure de flagrant délit pour escroquerie, à raison de l'achat de produits dans un magasin pour un montant de 1000 euros au moyen d'une fausse carte-cadeau : le requérant et son conseil ont affirmé que M. C ignorait qu'il s'agissait d'une fausse carte et qu'il avait même dû débourser 1000 euros pour en faire l'acquisition ; M. B fait ensuite observer que le procès-verbal indique que cette carte avait été utilisée cinq fois le 23 mars 2022 et pour des montants, en arrondissant, de 1045 euros, de 1002 euros, de 622 euros, de 1000 euros et de 991 euros ; le conseil du requérant répond que ces usages multiples et concomitants indiquent que M. C n'était pas seul à utiliser cette carte ; M. B attire enfin l'attention sur le fait que tous les lieux d'usage de cette carte se trouvaient dans le département de l'Essonne, et que les horaires consignées dans le procès-verbal étaient distincts.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Une note en délibéré présentée pour M. C a été enregistrée le 20 juillet 2023, après la clôture d'instruction, et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant ivoirien né le 20 décembre 1992 à Dabou, entré en France le 3 novembre 2008 à l'âge de 15 ans, bénéficiant d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " régulièrement renouvelée depuis le
20 décembre 2010, a demandé, auprès des services de la préfecture de police de Paris, sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le renouvellement de la dernière carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " qui lui avait été délivrée, le 11 septembre 2020, avec une validité expirant le 10 septembre 2021. Par un arrêté du 31 mai 2023, le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour demandé. Par la présente requête, M. C demande au juge des référés de suspendre l'exécution de l'arrêté du 31 mai 2023.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". L'article L. 522-1 du même code dispose : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Enfin, selon le premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
En ce qui concerne l'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence doit en principe être constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci.
4. En l'espèce, il est constant que M. C a bénéficié d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale " délivrée en dernier lieu le
11 septembre 2020 en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et encore valide lorsqu'il en a demandé le renouvellement, sur le même fondement, dans les conditions et délais prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'ensuit que M. C se trouve dans une situation où l'urgence doit en principe être constatée.
5. Si le préfet de police fait valoir que le refus de titre n'est pas assorti d'une obligation de quitter le territoire français et qu'il n'est pas établi que le contrat de travail à durée déterminée du requérant devrait être interrompu, ces circonstances ne sont pas de nature à renverser la présomption d'urgence qui résulte de l'atteinte grave et immédiate portée par le refus de renouvellement à la situation personnelle de l'étranger qui séjourne régulièrement en France.
6. Quant aux condamnations pour escroquerie motivant le refus attaqué, que le préfet de police ne fait d'ailleurs pas spécialement valoir pour contester la présomption d'urgence, elles ne sont pas, en tout état de cause et eu égard à l'ensemble de circonstances de l'espèce, et notamment à la durée et à la régularité du séjour de M. C en France depuis plus de dix ans et à sa situation professionnelle à la date du refus attaqué, de nature à renverser cette présomption, à supposer que des motifs d'ordre public puissent être pris en considération à cet égard, alors que l'exécution immédiate d'un refus de renouveler un titre de séjour non assorti d'une mesure d'éloignement n'est, en elle-même, pas de nature à directement faire cesser ou prévenir des atteintes à l'ordre public.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
7. Si la demande de renouvellement de carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " a été présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de son article L. 423-23, et que l'autorité administrative dispose en principe, en application de l'article L. 435-1, d'un large pouvoir d'appréciation pour statuer sur la demande d'admission, et qu'il résulte en outre des articles L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-2 du même code, qu'un tel renouvellement peut être refusé à tout étranger dont la présence en France constitue une " menace pour l'ordre public ",
il appartient néanmoins à l'autorité administrative de mettre en balance la menace à l'ordre public que peut représenter le comportement de l'étranger auteur d'une telle demande avec les attaches particulières qu'il a établies en France à raison du fait qu'il y réside régulièrement depuis plus de dix ans et qui sont de nature à lui faire bénéficier de la protection contre l'éloignement que le législateur a prévue dans ce cas au 3° de l'article L. 611-3 et au 3° de l'article L. 631-2 du même code.
8. En l'espèce, il résulte de l'instruction, d'une part, que M. C réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, qu'il y est entré à l'âge de 15 ans, qu'il est orphelin de mère et n'a pas de lien avec son père qui l'a abandonné à l'âge de huit ans, et qu'il dispose actuellement d'un contrat de travail comme chauffeur-livreur et de liens personnels qui lui assurent un logement, d'autre part, qu'il a été condamné deux fois par le tribunal correctionnel, le 14 mai 2019, à 10 mois d'emprisonnement dont 6 mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve de 2 ans pour faits d'escroquerie commis en 2015, et le 9 septembre 2019,
à 1 an et 6 mois d'emprisonnement pour escroquerie et recel de bien provenant d'un vol commis en 2012, et qu'il a usé le 23 mars 2022 d'une fausse carte-cadeau, qu'il soutient avec acquis par ignorance pour le prix de 1000 euros mais qu'il a utilisée cinq fois le même jour pour acquérir frauduleusement des biens d'un montant total de près de 5 000 euros. Si la commission répétée de faits constitutifs d'escroquerie, et renouvelée pendant l'instruction même d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 435-1, qui subordonne la délivrance d'une telle carte à des " considérations humanitaire "s ou des " motifs exceptionnels ", est de nature à justifier le refus d'un tel renouvellement, y compris à un étranger justifiant d'attaches particulières en France et d'un séjour régulier d'une certaine durée, le moyen tiré de ce que, en l'espèce, et eu égard à l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de M. C, un tel refus serait de nature à porter à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a été décidé, est de nature, en l'état de l'instruction et eu égard à l'office du juge des référés-suspension, à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, doute sérieux qui ne préjuge néanmoins pas de l'appréciation qu'il reviendra au juge de l'excès de pouvoir de porter au fond sur un tel moyen. Il y a lieu, par suite, d'ordonner la suspension de l'arrêté attaqué, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. Dans l'attente qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision attaquée, eu égard aux motifs de la présente ordonnance et à l'office du juge des référés, la suspension prononcée implique d'enjoindre au préfet de police de délivrer à M. C une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée.
Sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à M. C de la somme qu'il demande en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du préfet de police du 31 mai 2023 est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de police de délivrer à M. C une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 27 juillet 2023
Le juge des référés,
X. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026