LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2319198

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2319198

mercredi 6 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2319198
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSEBAN ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 août 2023, M. C D, représenté par Me B, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 20 juillet 2023 par laquelle le président de l'Ecole pratique des hautes études (EPHE) a prononcé son licenciement, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'enjoindre au président de l'EPHE de le réintégrer provisoirement dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et de reconstituer sa carrière et ses droits sociaux incluant le paiement des salaires, primes et accessoires dont il aurait dû bénéficier, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'EPHE la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ; la décision attaquée préjudicie de manière grave et immédiate à sa situation ; elle emporte la perte de son revenu et implique des conséquences sur ses conditions de vie ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision dont la suspension est demandée ; elle est insuffisamment motivée ; elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission consultative paritaire a été consultée postérieurement à son entretien préalable de licenciement ; la consultation de la commission et la régularité de cette consultation ne sont pas établies, l'ordre du jour ne mentionnant, en ce qui le concerne, que les conditions de reclassement dans le cadre d'une suppression de poste ; la décision est entachée d'un détournement de pouvoir et de procédure dès lors que la décision a le caractère d'une sanction déguisée ; elle méconnaît les dispositions du 3° de l'article 9 du décret du 24 novembre 2005 relatif à l'école pratique des hautes études en prononçant son licenciement en raison d'une suppression d'emploi faisant suite à une réorganisation des services sans qu'une délibération du conseil d'administration ne soit intervenue au préalable pour autoriser la suppression d'emploi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2023, le président de l'EPHE, représenté par Me A, conclut au rejet de la requête et qu'il soit mis à la charge de M. D la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie ; le requérant ne peut pas se prévaloir d'une présomption d'urgence du seul fait de la cessation de son contrat de travail et de la perte de son revenu ; il n'établit pas être privé de ressources dès lors qu'il est éligible au bénéfice de l'indemnité de licenciement et de l'indemnité d'aide au retour à l'emploi, ni, être dans l'incapacité de faire face à ses charges courantes ; le requérant est à l'origine de la perte d'emploi qu'il invoque dès lors qu'il n'a pas présenté de demande dans le délai de préavis de deux mois afin de bénéficier d'un reclassement ;

- aucun des moyens soulevés n'est propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision dont la suspension est demandée ; la consultation de la commission consultative paritaire (CCP) postérieurement à l'entretien préalable du requérant n'a pas eu pour effet de le priver d'une garantie ; un avis favorable de la CCP a bien été rendu le 20 juillet 2020 portant sur le licenciement du requérant à l'issu d'un délai de préavis de deux mois ; le conseil d'administration n'est pas compétent pour se prononcer sur la gestion des effectifs afférents aux missions support de l'EPHE ; le détournement de pouvoir allégué n'est pas démontré ; la suppression de l'emploi du requérant ne peut être regardée comme une sanction déguisée dès lors qu'elle est intervenue dans l'intérêt du service.

Vu :

- la requête enregistrée le 16 août 2023 sous le n° 2319199 par laquelle le requérant a demandé l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2005-1444 du 24 novembre 2005 relatif à l'Ecole pratique des hautes études ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Aubert pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement avertis du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 28 août 2023, tenue en présence de Mme Louart greffière d'audience, ont été entendus :

- le rapport de Mme Aubert ;

- les observations de Me B, représentant M. D, qui reprend ses moyens et conclusions, en précisant qu'il produira après l'audience les pièces attestant ses charges financières mensuelles afin de caractériser la situation d'urgence dans laquelle il est placé ;

- et les observations de Me A, représentant l'EPHE, qui reprend ses moyens et ses conclusions, en précisant notamment, qu'un agent public qui conteste la décision portant cessation de son contrat de travail ne bénéficie pas d'une présomption d'urgence à suspendre la décision attaquée, qu'il doit faire état de circonstances particulières caractérisant l'urgence qu'en l'espèce M. D ne produit aucun élément attestant que les revenus complémentaires qu'il va percevoir ne lui permettront pas de faire face à ses charges financières mensuelles.

Par un mémoire enregistré le 29 août 2023, M. D représenté par Me B conclut aux mêmes fins que dans ses précédentes écritures, par les mêmes moyens.

Il ajoute que :

- la condition d'urgence est caractérisée ; la décision attaquée a pour conséquence la perte de sa rémunération ce qui le place dans une situation de précarité financière eu égard aux charges financières auxquelles il est tenu mensuellement ; la perte de son emploi entraînera la non reconduction de son contrat de chargé de travaux dirigés ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision dont la suspension est demandée ; seul son emploi a été supprimé au motif d'une réorganisation des services justifiée par des contraintes budgétaires alors même que l'EPHE est en voie de publier la vacance du poste de directeur général des services.

Par une ordonnance du 30 août 2023, la clôture de l'instruction a été différée au 31 août 2023 à 12 heures, en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 août 2023, l'EPHE, représentée par M. A, conclut aux mêmes fins que dans ses précédentes écritures, par les mêmes moyens.

Elle soutient que :

- la situation d'urgence n'est pas caractérisée ; le requérant ne produit aucun élément quant à la non reconduction de son contrat de chargé de travaux dirigés à l'Université Sorbonne Paris Nord ; plusieurs offres d'emploi au sein de la fonction publique de catégorie A sont disponibles lui permettant de poursuivre son contrat de chargé de travaux dirigés ; il dispose de revenus accessoires ; il est responsable de la perte d'emploi à venir par son refus de bénéficier d'un reclassement dans le délai qui lui était imparti pour le faire ;

- l'EPHE ne s'apprête pas à recruter un nouveau directeur général des services adjoint, dès lors le moyen tiré de ce que la suppression du poste de M. D ne serait pas justifiée par un souci d'économie budgétaire dans le cadre de la réorganisation des services, n'est pas, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Un mémoire présenté par M. D, représenté par M. B, a été enregistré le 31 août 2023 à 11 heures 52 et n'a pas été communiqué.

Des pièces complémentaires produites par l'EPHE, représentée par M. A, ont été enregistrées le 31 août 2023 après la clôture de l'instruction et n'ont pas été communiquées.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, agent public recruté dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée depuis le 1er septembre 2021 sur l'emploi de directeur des affaires juridiques et institutionnelles chargé des affaires juridiques à l'Ecole pratique des hautes études (l'EPHE) et référent déontologique et référent lanceur d'alerte, a fait l'objet d'une mesure de licenciement dans le cadre de la réorganisation des services centraux qui a entraîné la suppression de la direction des affaires juridiques et institutionnelles par une décision du président de l'EPHE du 20 juillet 2023. Par la présente requête, M. D demande la suspension de cette décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

En ce qui concerne la condition d'urgence :

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Il lui appartient également, l'urgence s'appréciant objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, de faire apparaître dans sa décision tous les éléments qui, eu égard notamment à l'argumentation des parties, l'ont conduit à considérer que la suspension demandée revêtait un caractère d'urgence.

3. Si, l'EPHE fait valoir que M. D dispose de ressources suffisantes pour faire face à ses charges financières courantes notamment par le versement de l'aide au retour à l'emploi et de l'indemnité de licenciement, ainsi que d'un revenu complémentaire du fait des travaux dirigés qu'il a dispensé au titre de l'année scolaire de 2022-2023, il ressort des pièces du dossier, notamment des pièces produites par M. D tels que sa quittance de loyer, ses factures de téléphone, d'électricité, de transport mensuel " Navigo " ainsi que le document attestant d'un prélèvement mensuel sur quatre mois de l'impôt sur le revenu, que si ces charges peuvent être couvertes, le revenu qui lui restera le placera dans une situation de précarité financière. De plus, si M. D a dispensé des travaux dirigés à l'Université Sorbonne Paris nord il n'est pas établi qu'il poursuivra cette activité au cours de l'année universitaire 2023-2024. En outre, si l'EPHE fait valoir que M. D bénéficierait d'autres revenus accessoires, elle ne produit aucun élément à l'appui de ses allégations. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce, la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.

En ce qui concerne l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

4. Aux termes de l'article 45-3 du décret n°86-83 du 17 janvier 1996 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat : " Sans préjudice des dispositions relatives au licenciement pour faute disciplinaire, pour insuffisance professionnelle ou pour inaptitude physique, le licenciement d'un agent contractuel recruté pour répondre à un besoin permanent doit être justifié par l'un des motifs suivants : / 1° La suppression du besoin ou de l'emploi qui a justifié le recrutement de l'agent ; / 2° La transformation du besoin ou de l'emploi qui a justifié le recrutement, lorsque l'adaptation de l'agent au nouveau besoin n'est pas possible ; / 3° Le recrutement d'un fonctionnaire lorsqu'il s'agit de pourvoir un emploi soumis à la règle énoncée à l' article L. 311-1 du code général de la fonction publique ; / 4° Le refus par l'agent d'une modification d'un élément substantiel du contrat proposée dans les conditions prévues à l'article 45-4 ; / 5° L'impossibilité de réemploi de l'agent, dans les conditions prévues à l'article 32, à l'issue d'un congé sans rémunération ; / 6° L'incompatibilité du comportement de l'agent occupant un emploi participant à des missions de souveraineté de l'Etat ou relevant de la sécurité ou de la défense, avec l'exercice de ses fonctions, dans les conditions prévues au IV de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et aux articles 45-6 et 45-7 du présent décret. ". Aux termes de l'article 47-2 du même décret : " La consultation de la commission consultative paritaire prévue à l'article 1er-2 doit intervenir avant l'entretien préalable mentionné à l'article 47 en cas de licenciement d'un agent : / 1° Siégeant au sein d'un organisme consultatif au sein duquel s'exerce la participation des fonctionnaires et agents de l'Etat ; / 2° Ayant obtenu au cours des douze mois précédent ce licenciement une autorisation spéciale d'absence accordée en application de l'article 13 du décret n° 82-447 du 28 mai 1982 relatif à l'exercice du droit syndical dans la fonction publique ; / 3° Bénéficiant d'une décharge d'activité de service accordée en application de l'article 16 du même décret égale ou supérieure à 20 % de son temps de travail. / Cette consultation est également requise en cas de licenciement de l'ancien représentant du personnel mentionné au 1°, durant les douze mois suivant l'expiration de son mandat, ou du candidat non élu, pendant un délai de six mois après la date de l'élection pour la création ou le renouvellement de l'organisme consultatif au sein duquel s'exerce la participation des fonctionnaires et agents de l'Etat. ".

5. Il ressort des pièces du dossier et des débats tenus au cours de l'audience publique que la consultation de la commission consultative paritaire a eu lieu postérieurement à l'entretien de licenciement de M. D et que le conseil d'administration de l'EPHE ne s'est pas prononcé sur la suppression du poste du requérant. En outre, il ressort des pièces du dossier que la convocation de la commission consultative paritaire du 20 juillet 2023 mentionne à l'ordre du jour " les conditions de reclassement dans le cadre d'une " suppression de poste " pour avis et non une consultation sur le principe du licenciement de M. D. Par suite, les moyens tirés des vices de procédure résultant de la saisine de la commission consultative paritaire postérieurement à l'entretien de licenciement de M. D, de l'absence de consultation du conseil d'administration et de l'absence de mention à l'ordre du jour de la commission consultative paritaire du licenciement de M. D sont de nature en l'état de l'instruction à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

6. Il résulte de ce qui précède que les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension d'une décision administrative sont réunies. Il y a donc lieu de suspendre la décision du 20 juillet 2023 par laquelle le président de l'EPHE a prononcé le licenciement de M. D.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

7. La présente ordonnance implique nécessairement que, dans l'attente du jugement au fond de la requête de M. D, il soit enjoint au président de l'EPHE de procéder, à titre provisoire, à sa réintégration. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre d'y procéder dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

7. En revanche, la suspension de l'exécution d'une décision administrative n'emporte pas les mêmes conséquences qu'une annulation prononcée par le juge administratif, laquelle a une portée rétroactive. Il suit de là que les conclusions de M. D tendant à la reconstitution de sa carrière doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

8. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'EPHE, partie perdante dans la présente instance, une somme de 1 500 euros à verser à M. D en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

9. En revanche, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. D, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que l'EPHE demande autre titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision du 20 juillet 2020 par laquelle le président de l'EPHE a prononcé le licenciement de M. D est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au président de l'EPHE de procéder, à titre provisoire, à la réintégration de M. D dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : L'EPHE versera la somme de 1 500 euros à M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Les conclusions présentées par l'EPHE sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D et au président de l'Ecole pratique des hautes études (EPHE).

Fait à Paris, le 6 septembre 2023.

La juge des référés,

S. AUBERT

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2319198

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions