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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2322114

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2322114

vendredi 3 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2322114
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHUBERT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant la fin du bénéfice des conditions matérielles d’accueil d’un demandeur d’asile. Le requérant s’étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal donne acte de ce désistement. Il rejette sa demande de condamnation de l’OFII à payer une somme au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 septembre 2023 et le 3 novembre 2023, M. B... A..., représenté par Me Hubert, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a mis fin au bénéfice de ses conditions matérielles d’accueil ;

2°) d’enjoindre à l’OFII de rétablir son bénéfice des conditions matérielles d’accueil dans un délai d’un mois sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’OFII la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à la part contributive de l’Etat.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 5 février 2024.

Par un mémoire, enregistré le 4 février 2026, M. A... déclare se désister purement et simplement de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et maintient ses conclusions déposées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / 1 Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ».

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

2. Par un mémoire, enregistré le 4 février 2026, M. A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés à l’instance :

3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’OFII le versement à Me Hubert de la somme qu’elle demande au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte présentées par M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Hubert et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.

Fait à Paris, le 3 avril 2026.


Le président de la 5ème section,



S. Davesne



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


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