LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2324474

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2324474

lundi 2 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2324474
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e Section - 2e Chambre
Avocat requérantMEILHAC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler une amende de 500 euros infligée par la maire de Paris pour l'exploitation sans autorisation d'une terrasse excédentaire. La juridiction a estimé que la procédure, fondée sur l'article L. 2212-2-1 du code général des collectivités territoriales, était régulière, notamment en ce qui concerne la délégation de signature et la motivation de la décision. Elle a également écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié à la notification de l'amende.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2023, Mme E... D..., épouse C..., et la SARL Adélaïde, représentées par Me Meilhac, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 19 septembre 2023 par laquelle la maire de Paris a infligé à Mme E... D..., épouse C..., en sa qualité de gérante de la SARL Adélaïde, une amende de 500 euros pour l’exploitation continue d’une terrasse excédentaire, en infraction aux dispositions du règlement des étalages et terrasses de Paris, et présentant un risque pour la sécurité des personnes ;

2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que l’arrêté attaqué :
- est entaché d’un vice d’incompétence ;
- est insuffisamment motivé ;
- est entaché d’un vice de procédure au regard de l’article L. 2212-2-1 du code général des collectivités territoriales ;
- est entaché d’une erreur d’appréciation dès lors qu’aucun risque pour la sécurité des personnes n’est établi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2024, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés.




Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Frieyro,
- les conclusions de M. Gandolfi, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

Le 19 septembre 2023, la maire de Paris a prononcé à l’encontre de Mme D..., épouse C..., gérante de la SARL Adélaïde, une amende administrative d’un montant de 500 euros en raison de l’exploitation continue, sans autorisation et dans des conditions présentant un risque pour la sécurité des personnes, d’une contre-terrasse installée face à son établissement de restauration au 24, rue des Abbesses à Paris (75018). Mme D..., épouse C..., et la société Adélaïde demandent l’annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 2212-2-1 du code général des collectivités territoriales : « I.- Dans les conditions prévues au II, peut donner lieu à une amende administrative d'un montant maximal de 500 € tout manquement à un arrêté du maire présentant un risque pour la sécurité des personnes et ayant un caractère répétitif ou continu : / (…) Consistant, au moyen d'un bien mobilier, à occuper à des fins commerciales la voie ou le domaine public soit sans droit ni titre, lorsque celui-ci est requis en application de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, soit de façon non conforme au titre délivré en application du même article L. 2122-1, lorsque cette occupation constitue un usage privatif de ce domaine public excédant le droit d'usage appartenant à tous (…) / II.- Le manquement mentionné au I du présent article est constaté par procès-verbal d'un officier de police judiciaire, d'un agent de police judiciaire ou d'un agent de police judiciaire adjoint. / Le maire notifie par écrit à la personne intéressée les faits qui lui sont reprochés, les mesures nécessaires pour faire cesser le manquement ainsi que les sanctions encourues. Cette notification mentionne la possibilité de présenter des observations, écrites ou orales, dans un délai de dix jours, le cas échéant assisté par un conseil ou représenté par un mandataire de son choix. / A l'expiration de ce délai de dix jours, si la personne n'a pas pris les mesures nécessaires pour faire cesser le manquement, le maire la met en demeure de se conformer à la réglementation dans un nouveau délai de dix jours. / A l'issue de ce second délai et à défaut d'exécution des mesures prescrites, le maire peut, par une décision motivée qui indique les voies et délais de recours, prononcer l'amende administrative prévue au premier alinéa du I. Le montant de l'amende est fixé en fonction de la gravité des faits reprochés. / (…) III.- Après avoir prononcé l'amende mentionnée au I, le maire peut, par une décision motivée qui indique les voies et délais de recours, faire procéder d'office, en lieu et place de la personne mise en demeure et à ses frais, à l'exécution des mesures prescrites mentionnées au quatrième alinéa du II. ».

En premier lieu, il résulte de l’instruction que l’arrêté attaqué a été signé par M. A... B..., chef de l’Etat-Major, qui, par un arrêté du 16 novembre 2021, publié au bulletin officiel de la Ville de Paris du 23 novembre suivant, a reçu délégation de signature à effet de signer tous les actes relevant de l’entité à laquelle il appartient. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’acte manque en fait et doit être écarté.

En deuxième lieu, l’arrêté attaqué, qui vise le code général des collectivités territoriales ainsi que l’arrêté municipal du 11 juin 2021 portant règlement des étalages et des terrasses, rappelle les éléments de la procédure suivie ainsi que les différents constats réalisés par des agents assermentés et indique que la contre-terrasse litigieuse est installée sans autorisation et « présente un risque pour la sécurité des personnes ». Dans ces conditions, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.

En troisième lieu, les requérantes soutiennent que l’arrêté du 19 septembre 2023 est entaché d’un vice de procédure compte tenu de ce que la sanction litigeuse a été notifiée à Mme D..., épouse C..., et non à la société exploitant la contre-terrasse en cause. Toutefois, à supposer même qu’elles aient ainsi entendu se prévaloir d’une méconnaissance du principe de personnalité des peines, il résulte des termes de l’arrêté attaqué que ladite sanction a été prononcée à l’encontre de Mme D..., épouse C..., en sa qualité de gérante de la société Adélaïde dont elle est l’unique associée et non en sa qualité personnelle. Au surplus, si les requérantes se prévalent de ce qu’aux termes de l’article L. 2212-2-1 précédemment cité « Le maire notifie par écrit à la personne intéressée les faits qui lui sont reprochés, les mesures nécessaires pour faire cesser le manquement ainsi que les sanctions encourues », ces dispositions, qui n’ont trait qu’à la procédure contradictoire préalable, sont sans incidence sur le principe de personnalité des peines. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté.

En quatrième et dernier lieu, il résulte de l’instruction, et notamment du plan de voirie et du procès-verbal de constat versés aux débats, que la contre-terrasse litigieuse, installée face à l’établissement sis 24, rue des Abbesses, se situe entre deux arbres à proximité immédiate d’un abri de bus, le long d’une voie circulée marquée à cet effet, en bordure du trottoir et fait ainsi courir un risque à la clientèle. Par ailleurs, si les requérantes font valoir que la société exploitant précédemment l’établissement disposait d’une autorisation pour l’installation d’une contre-terrasse à ce même emplacement, il résulte de l’instruction, et notamment des photographies produites par Mme D..., épouse C..., et la société Adélaïde, que cette contre-terrasse comportait des jardinières permettant de sécuriser la clientèle par rapport à la voie circulée. Dans ces conditions, la société requérante n’est pas fondée à soutenir que la maire de Paris aurait commis une erreur d’appréciation en estimant que l’installation de la contre-terrasse litigieuse était de nature à créer un risque pour la sécurité des personnes.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par Mme D..., épouse C..., et la SARL Adélaïde doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des motifs tirés des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation ».

Les dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la Ville de Paris, qui n’est pas la partie perdante, la somme que les requérantes demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.



D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D..., épouse C..., et la SARL Adélaïde est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D..., épouse C..., à la SARL Adélaïde et à la Ville de Paris.




Délibéré après l'audience du 19 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Stoltz-Valette, présidente,
M. Frieyro, premier conseiller,
M. Claux, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2026.





Le rapporteur,
Signé
M. Frieyro

La présidente,
Signé
Stoltz-Valette

La greffière,

Signé

L.Thomas

La République mande et ordonne au préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions