LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2403574

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2403574

mardi 16 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2403574
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., qui contestait l'arrêté du 15 janvier 2024 du ministre de l'intérieur prononçant son assignation à résidence avec des obligations de présentation quotidiennes. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa prise en charge médicale en raison de ses troubles psychiatriques. Le tribunal a estimé que, compte tenu de la dangerosité de l'intéressé, liée à ses antécédents pour participation à une association de malfaiteurs terroriste et à son profil psychiatrique, les modalités de contrôle étaient proportionnées. La décision s'appuie sur les articles L. 731-3 et R. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 février 2024, et sept mémoires de production les 24 mai, 27 juin, 17 juillet 2024, 22 novembre, 25 novembre, 27 novembre et 28 novembre 2025, Mme B... E..., agissant en qualité de tutrice de M. C... A..., demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 15 janvier 2024 par lequel le ministre de l’intérieur et des outre-mer a prononcé son assignation à résidence.

Il soutient que les modalités de contrôle ne sont pas proportionnées dès lors qu’elles ne lui permettent pas de réaliser les démarches nécessaires à sa prise en charge médicale.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2024, le ministre de l’intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 novembre 2025, le préfet du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.

Ils font valoir que :
la requête est irrecevable ;
le moyen de la requête n’est pas fondé.

Le mémoire, enregistré le 1er décembre 2025, présenté par M. A... postérieurement à la clôture de l’instruction n’a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Melka,
- les conclusions de M. Gualandi, rapporteur public ;
- et les observations de Mme E..., tutrice de M. A...


Considérant ce qui suit :

M. A..., ressortissant tunisien né le 28 mars 1995, a fait l’objet le 30 octobre 2023 d’un arrêté d’expulsion du territoire français. Par une décision du 15 janvier 2024, le ministre de l’intérieur et des outre-mer a prononcé son assignation à résidence en raison de ses liens avec la mouvance terroriste islamiste. M. A... demande au tribunal l’annulation de cet arrêté.

Aux termes de l'article L. 731-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative peut autoriser l’étranger qui justifie être dans l’impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : (...) 6° L'étranger fait l'objet d'une décision d'expulsion ». Aux termes de l'article R. 733-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsque l'étranger est assigné à résidence en application des 6° ou 7° de l'article L. 731-3 ou des articles L. 731-4 ou L. 731-5, le nombre de présentations aux services de police ou aux unités de gendarmerie prévu à l'article R. 733-1 peut être porté à quatre par jour ».

M. A... soutient que la décision attaquée, qui lui impose de se présenter tous les jours, y compris les dimanches et jours fériés, à 9h30 et 18h au commissariat de police de Champigny-sur-Marne, n’est pas proportionnée aux finalités qu’elle poursuit, dès lors qu’elle entrave sa capacité à sa prise en charge médicale, compte tenu de ses troubles psychiatriques. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A... a été condamné à 6 ans de réclusion, le 15 janvier 2021, pour avoir participé à un groupement formé ou une entente établie en vue de la préparation d’un ou plusieurs actes de terrorisme avec pour objet la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes volontaires à la vie ou à l’intégrité des personnes, qu’il participait activement à plusieurs groupes Telegram jihadistes, qu’il était en lien avec des membres de l'organisation terroriste Daech dans le but de rejoindre les rangs de cette organisation terroriste en zone irako-syrienne ou de commettre une action violente sur le territoire national. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier que M. A... présente une schizophrénie paranoïde depuis 2010, lui conférant un potentiel de dangerosité élevé, notamment compte tenu du risque de ruptures de soins. Dès lors, eu égard à la dangerosité du requérant, le moyen tiré de la disproportion des modalités de contrôle de l’assignation à résidence doit être écarté.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de la requête, que M. A... n’est pas fondé à demander l’annulation de la décision du 15 janvier 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur et des outre-mer l’a assigné à résidence. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... A... et au ministre de l’intérieur.


Délibéré après l'audience du 2 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Patrick Ouardes, président,
Mme Chloé Hombourger, première conseillère,
M. Vadim Melka, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2025.


Le rapporteur,

Signé


V. Melka

Le président,

Signé


P. Ouardes


La greffière,

Signé


L. Thomas



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions