mardi 28 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2406789 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re section - 1re Chambre - OQTF 6 sem. |
| Avocat requérant | AHMAD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistré les 23 mars 2024, M. D représenté par Me Ahmad demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet de police du 17 mars 2024 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par un auteur incompétent ;
- il remplit les conditions d'admission au séjour prévues par les articles L.435-1 et L.435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors notamment qu'il séjourne en France de manière ininterrompue depuis 2020, mais n'a pu obtenir de rendez-vous pour déposer une demande.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2024, le préfet de police, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné Mme Grossholz en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique tenue, en présence de Mme Parewyck, greffière d'audience le rapport de Mme Grossholz.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant bangladais né le 30 novembre 1999, fait l'objet de l'arrêté du préfet de police du 17 mars 2024 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par la présente requête, il demande au tribunal d'en prononcer l'annulation.
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2023-01598 du 28 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris le même jour, le préfet de police a donné délégation à Mme B C, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement des autres délégataires, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'elle a signé l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
3. En second lieu, si M. D soutient qu'il remplit les conditions d'admission au séjour prévues par les articles L.435-1 et L.435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors notamment qu'il séjourne en France de manière ininterrompue depuis 2020, mais n'a pu obtenir de rendez-vous pour déposer une demande, il n'établit en tout état de cause pas cette circonstance. Il en résulte que le moyen ne peut qu'être écarté.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2024.
La magistrate désignée,
C. GROSSHOLZLa greffière,
N. PAREWYCK
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2406789/1-1