mardi 20 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2409018 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET CRTD ET ASSOCIES (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 24 septembre 2024, la juge des référés a ordonné une expertise à la demande de la société Symtria et de la société SRB construction et l'a confiée à M. B A, expert.
Par une note, enregistrée le 6 mars 2025, M. A, expert, sollicite l'extension de l'expertise à :
- la société l'Auxiliaire, en qualité d'assureur de la société INCET,
- la MMA Iard assurances mutuelles en qualité d'assureur de la société IPCS,
- la MMA Iard en qualité d'assureur de la société IPCS,
- la société N'ergie sous-traitante de la société ADC,
- et la société Allianz Iard en qualité d'assureur de la société N'ergie.
Il soutient que la présence de ces parties aux opérations d'expertise est utile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Dhiver, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant, ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties, formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / (.) ".
2. La société SRB construction et la société Symtria, constituées en groupement d'entreprises, se sont vues attribuer le lot n°1, " clos et couvert ", de la phase 1 du marché de travaux passé par la région Île-de-France pour la restructuration globale avec extension de capacité du lycée Albert Camus à Bois-Colombes et devant les retards, la société SRB construction et la société Symtria ont sollicité la désignation d'un expert judiciaire. Par une ordonnance du 24 septembre 2024, la juge des référés a ordonné une expertise et l'a confiée à M. A, expert. Celui-ci demande que l'expertise soit étendue à :
- la société l'Auxiliaire, en qualité d'assureur de la société INCET,
- la MMA Iard assurances mutuelles en qualité d'assureur de la société IPCS,
- la MMA Iard en qualité d'assureur de la société IPCS,
- la société N'ergie sous-traitante de la société ADC,
- et la société Allianz Iard en qualité d'assureur de la société N'ergie.
3. La demande d'extension de sa mission présentée par M. A entre dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Dès lors, il y a lieu d'y faire droit et d'étendre la mission de l'expert ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : L'expertise prescrite par l'ordonnance du 24 septembre 2024 sera conduite en présence de :
- la société l'Auxiliaire, en qualité d'assureur de la société INCET,
- la MMA Iard assurances mutuelles en qualité d'assureur de la société IPCS,
- la MMA Iard en qualité d'assureur de la société IPCS,
- la société N'ergie sous-traitante de la société ADC,
- et la société Allianz Iard en qualité d'assureur de la société N'ergie.
Article 2 : L'article 5 du dispositif de l'ordonnance du 24 septembre 2024 est modifié en tant que l'expert déposera son rapport au plus tard le 31 décembre 2025.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à :
- la société Symtria,
- la société SRB construction,
- la société Île-de-France construction durable,
- la société Etamine,
- Mme C D,
- la société ING coordination études technique (INCET),
- la société IPCS,
- la société Atelier des compagnons
- la société Allianz Iard,
- la société MMA Iard assurances mutuelles,
- la région Île-de-France,
- la société Fonbonne,
- la société l'Auxiliaire,
- la société N'ergie,
- la MMA Iard,
- et à M. B A, expert.
Fait à Paris, le 20 mai 2025.
La juge des référés,
M. Dhiver
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 507622
Le Conseil d'État, statuant en tant que juge des référés, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir de la circulaire du ministre de la Justice du 25 mars 2025 relative à la prise en charge des détenus étrangers. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée le 26 août 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 122-12 du même code, sans instruction contradictoire ni audience publique.
01/07/2026
Conseil d'État — N° 516455
Le Conseil d'État, statuant en cassation, a examiné le pourvoi de M. C... et Mme D... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Lyon. Cette ordonnance avait rejeté leur demande, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, visant à faire cesser l'obligation de nettoyage de la cuisine d'un CADA et la menace d'expulsion. Le Conseil d'État a constaté que le pourvoi, dirigé contre une décision rendue sur le fondement de l'article L. 522-3, n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, comme l'exige l'article R. 821-3 du même code. En conséquence, il a déclaré le pourvoi irrecevable et a refusé son admission.
01/07/2026
Conseil d'État — N° 516332
Le Conseil d'État, statuant en cassation, a rejeté le pourvoi de M. C... et Mme D... contre l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Lyon. Ce dernier avait rejeté leur demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, concernant des manquements allégués du centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) « Entraide Pierre Valdo ». Le pourvoi a été déclaré irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée, en application des articles R. 821-3 et R. 612-1 du même code.
01/07/2026