LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2415796

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2415796

mardi 17 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2415796
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1re Section - 2e Chambre

Résumé IA

Sujet principal : Recours contre l'assujettissement à la taxe sur les logements vacants pour un appartement parisien au titre de 2023. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête du propriétaire, estimant qu'il n'apporte pas la preuve que le logement était occupé au moins 90 jours consécutifs au cours de l'année précédant le 1er janvier 2023, condition d'exonération prévue par l'article 232 du code général des impôts. Textes appliqués : Article 232 du code général des impôts (régime de la taxe sur les logements vacants).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 juin 2024 et 30 juin 2025, M. A... B..., doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de la taxe sur les logements vacants à laquelle il a été assujetti au titre de l’année 2023 à raison de l’appartement sis 23, rue Pouchet à Paris (75017) dont il est propriétaire ;

2°) de condamner l’Etat au paiement d’une somme d’un euro en réparation du préjudice qu’il estime avoir subi du fait de la procédure initiée par lui en raison de son assujettissement à la taxe sur les logements vacants.

Il soutient que son logement était occupé en 2022 et au 1er janvier 2023 de sorte que c’est à tort que l’administration l’a assujetti à cette taxe.

Par un mémoire en défense, le 19 septembre 2024, la directrice régionale des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête sont infondés.

Par une ordonnance du 30 mai 2025, la clôture d’instruction a été fixée au 30 juin 2025 à 12 heures.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office, tiré de :
- l’irrecevabilité des conclusions indemnitaires tendant au paiement de la somme d’un euro en réparation du préjudice que M. B... estime avoir subi du fait de l’introduction de la requête, faute de faire l’objet d’une requête distincte de celle tendant à la décharge de la taxe litigieuse ;
- l’irrecevabilité des conclusions tendant à la restitution des sommes de 1 751 euros et
1 819 euros, saisies sur son plan d’épargne et actions et sur son compte titres, qui doivent être regardées comme des conclusions relevant du contentieux du recouvrement, dès lors que
M. B... n’a pas, avant de saisir la juridiction administrative, formé auprès de l’administration fiscale une réclamation préalable sur le fondement de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Touzanne ;
- et les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.



Considérant ce qui suit :

M. B... a été assujetti à la taxe sur les logements vacants au titre de l’année 2023 à raison de l’appartement situé 23, rue Pouchet à Paris (75017) dont il est propriétaire. L’administration ayant, par une décision du 11 avril 2024, refusé de faire droit à la demande de décharge présentée par une réclamation du 29 novembre 2023, il demande au tribunal de prononcer la décharge de cette imposition.

Aux termes de l’article 232 du code général des impôts dans sa rédaction applicable aux années d’imposition en litige : « (…) / II. – La taxe est due pour chaque logement vacant depuis au moins une année, au 1er janvier de l'année d'imposition, (…) V. – Pour l'application de la taxe, n'est pas considéré comme vacant un logement dont la durée d'occupation est supérieure à quatre-vingt-dix jours consécutifs au cours de la période de référence définie au II. (…). »

Pour rejeter la demande de décharge de M. B..., l’administration lui a opposé le fait qu’il ne démontrait pas, par la production de pièces, que son logement était occupé au cours de la période de référence définie à l’article 232 du code général des impôts. Dans le cadre de la présente instance, le requérant se borne à produire un « état des lieux » signé portant sur le logement en cause et qui fait état d’une occupation du logement par un locataire entre le 20 septembre 2022 et le 12 mai 2023. Dans ces circonstances, au regard de ce seul élément, M. B..., ne saurait être regardé comme démontrant que le bien situé 23, rue Pouchet à Paris (75017) était loué au 1er janvier 2023 et qu’il a été occupé au moins quatre-vingt-dix jours consécutifs au cours de l’année ayant précédé cette date.

Il résulte de ce qui précède que M. B... n’est pas fondé à solliciter la décharge de la taxe sur les logements vacants à laquelle il a été assujetti au titre de l’année 2023 à raison de l’appartement situé sis 23, rue Pouchet à Paris (75017). Par suite, sa requête doit être rejetée, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de ses conclusions.






D É C I D E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la directrice régionale des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris.




Délibéré après l'audience du 24 février 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Le Roux, présidente,
M. Amadori, premier conseiller,
M. Touzanne, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2026.

Le rapporteur,
Signé
B. TOUZANNE
La présidente,
Signé
M.-O. LE ROUX


La greffière,

Signé

F. KHALALI


La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions