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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2418308

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2418308

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2418308
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2e Section - 2e Chambre
Avocat requérantTCHOLAKIAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme C... épouse B..., ressortissante russe, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de renouveler sa carte de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et de l’intérêt supérieur de ses enfants. En cours d’instance, le préfet de police a informé la requérante qu’une suite favorable était réservée à sa demande, ce qui a conduit Mme C... à se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté le surplus des conclusions, dont la demande de frais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 juillet 2024, Mme A... C... épouse B..., représentée par Me Tcholakian, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de carte de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une carte pluriannuelle de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à défaut, d’enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen sérieux ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l’intérêt supérieur de l’enfant, en ce que ses deux enfants, nés en France en 2011 et en 2019, ont besoin de sa présence.


Par un mémoire complémentaire, enregistré le 9 janvier 2026, Mme C... épouse B... se désiste de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Errera a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

1. Mme C... épouse B..., ressortissante russe, née le 17 juin 1980, s’est vue délivrer une carte de séjour pluriannuelle le 12 mars 2018, valable jusqu’au 11 mars 2020, renouvelée le 12 mars 2020 et le 12 mars 2022. Le 12 décembre 2023, Mme C... épouse B... a sollicité du préfet de police le renouvellement de son titre de séjour. Par la présente requête, elle demande au tribunal d’annuler la décision implicite de refus née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois suite à sa demande.

Sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier en date du 17 octobre 2024, le préfet de police a informé Mme C... épouse B... de ce qu’une suite favorable avait été réservée à sa demande, et qu’une carte de séjour allait lui être remise. En conséquence, Mme C... épouse B... entend se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple, et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



D É C I D E :



Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme C... épouse B... de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.



Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... épouse B... et au préfet de police.


Délibéré après l’audience du 12 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Séval, président,
M. Errera, premier conseiller,
Mme Benhamou, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2026.


Le rapporteur,
signé
A. ERRERA
Le président,
signé
J.-P. SÉVAL


La greffière,


signé


S. LARDINOIS


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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