mardi 29 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2419290 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | BAYOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2024, M. E F, agissant par ses parents Mme C D et M. B A, représentés en dernier lieu par Me Bayou, demandent au tribunal :
1°) d'annuler les décisions notifiées le 26 juin 2024 par lesquelles la directrice de l'académie de Paris a refusé de l'affecter en seconde au lycée Charlemagne ou au lycée Victor Hugo pour l'année 2024-2025 ;
2°) d'enjoindre au rectorat de réexaminer sa situation pour l'affecter, à titre principal, au lycée Charlemagne, et, à titre subsidiaire, au lycée Victor Hugo, dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les requérants soutiennent que :
-les décisions attaquées ne sont pas motivées ;
-elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors que M. E F n'a pas bénéficié du bonus exceptionnel de 500 points prévu par le guide académique des procédures d'orientation et d'affectation dans les lycées de l'académie de Paris ;
-la décision refusant l'affectation de M. E F au lycée Victor Hugo est entachée d'une erreur de droit ;
-les deux décisions attaquées sont entachées d'une erreur dans le champ d'application de la loi ;
-elles sont entachées d'un détournement de procédure ;
-elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2025, le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région interacadémique d'Ile-de-France, conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que, par une décision du 29 juillet 2024, M. E F a été affecté à titre définitif au lycée Charlemagne.
Par un mémoire, enregistré le 24 juin 2025, M. A, représenté par Me Bayou, maintient l'ensemble des conclusions de sa requête à titre principal et à titre subsidiaire se désiste de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et maintient sa demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code de l'éducation ;
-le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme Dousset,
-et les conclusions de M. Guiader, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. E F, élève en classe de troisième au cours de l'année scolaire 2023-2024, a présenté sur la plateforme " Affelnet " dix vœux en vue de son inscription en classe de seconde dans un lycée de l'académie de Paris pour l'année scolaire 2024-2025. Par une décision notifiée le 26 juin 2024, la directrice de l'académie de Paris l'a affecté au lycée polyvalent Simone Weil. Par la requête susvisée, M. B A et Mme C D, ses parents, demandent l'annulation des décisions par lesquelles la directrice de l'académie de Paris a refusé ses vœux d'affectation aux lycées Charlemagne et Victor Hugo.
Sur le non-lieu à statuer :
2. Le recteur de l'académie de Paris fait valoir que, par une décision du 29 juillet 2024, M. E F a été affecté à titre définitif au lycée Charlemagne et qu'il a fait sa rentrée le 2 septembre 2024 dans cet établissement. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation des décisions de refus d'affectation aux lycées Charlemagne et Victor Hugo et à fin d'injonction, sous astreinte, tendant à l'affectation de l'intéressé dans ces établissements sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par Mme D et M. A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à M. B A, et au recteur de l'académie de Paris, recteur de la région interacadémique d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2025, à laquelle siégeaient :
M. Rohmer, président,
Mme Dousset, première conseillère,
M. Lenoir, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juillet 2025.
La rapporteure,
signé
A. DOUSSET
Le président,
signé
B. ROHMER
La greffière,
signé
S. CAILLIEU-HELAIEM
La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026