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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2427531

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2427531

jeudi 19 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2427531
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société d'exploitation de l'hôtel de la Marine d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception émis par le Centre des monuments nationaux (CMN). En cours d’instance, le CMN a retiré le titre contesté, ce qui a privé le litige d’objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de la société au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant qu’il n’y avait pas lieu à condamnation dans les circonstances de l’espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 octobre 2025, la société d'exploitation de l'hôtel de la Marine représentée par Me Carenzi et Me Malili, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception n° 2024-010-0003594 en date du 2 août 2024 d'un montant de 30 406,88 euros émis par le centre des monuments nationaux (CMN) et d'en prononcer sa décharge ;

2°) de mettre à la charge du CMN la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens ;

Par un mémoire enregistré le 28 mai 2025, le CMN, représenté par Me Lauret, conclut au non-lieu à statuer car postérieurement à l'introduction de la requête, le titre de perception a fait l'objet d'un retrait par l'autorité compétente et au rejet des conclusions tendant au versement des frais irrépétibles.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; ()/ 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le titre de perception contesté a fait l'objet d'un retrait par l'autorité compétente. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer

3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

4. D'une part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du CMN la somme 3 000 euros demandée par la société d'exploitation de l'Hôtel de la Marine au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. D'autre part, la présente instance n'ayant donné lieu à aucuns dépens, les conclusions de la société requérante sur ce point ne peuvent qu'être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de la société d'exploitation de l'Hôtel de la Marine.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société d'exploitation de l'Hôtel de la Marine et au centre des monuments nationaux.

Fait à Paris, le 19 juin 2025.

Le vice-président de la 3e section

J-Ch. GRACIA

La République mande et ordonne à la ministre de la culture en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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