LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2427773

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2427773

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2427773
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4e Section - 2e Chambre - R.222-13
Avocat requérantKWEMO

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite de la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La juridiction a constaté que la commission avait en réalité accordé cette reconnaissance par une décision antérieure, rendant la requête dépourvue d'objet et donc irrecevable. Le tribunal a également déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée entre-temps.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 octobre 2024 et 28 mars 2025, M. B... A..., représenté par Me Kwemo, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler la décision du 16 août 2024 par laquelle la commission de médiation de Paris a implicitement refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement en application des dispositions du III de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation ;

3°) d’enjoindre à la commission de médiation de désigner sa demande d’hébergement comme prioritaire et urgente en application du III de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation ;

4°) à défaut, d’enjoindre à la commission de médiation de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
- la décision contestée est entachée d’une insuffisance de motivation ;
- la commission de médiation a commis une erreur d’appréciation dès lors qu’il est dépourvu de logement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mars 2026, le préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Stoltz-Valette en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Mme Stoltz-Valette a donné lecture de son rapport au cours de l’audience publique.

Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

M. A... a, le 5 juillet 2024, saisi la commission de médiation de Paris en vue de la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement, en application des dispositions du III de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Par un courrier en date du 12 juillet 2024, le secrétariat de ladite commission a fait savoir à M. A... qu’à défaut de décision se prononçant sur son recours, ledit recours devrait être regardé comme ayant été rejeté par décision implicite à compter du 16 août 2024. Par la requête susvisée, M. A... demande l’annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commission de médiation du département de Paris sur son recours amiable.

Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. (…) ». M. A... ayant été admis à l’aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d’aide juridictionnelle du 15 mai 2025, il n’y a plus lieu de statuer sur sa demande d’admission à l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 14 août 2024, la commission de médiation de Paris a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de M. A.... Dès lors, à la date à laquelle elle a été enregistrée, les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. A... étaient dépourvues d’objet. Elles sont, par suite, irrecevables. Il en va de même par voie de conséquence des conclusions à fin d’injonction et d’astreinte, y compris celles présentées au titre des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.


D E C I D E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... relatives à son admission provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de M. A... est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au ministre chargé de la ville et du logement.

Copie en sera adressée au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2026.


La magistrate désignée,

signé

A. Stoltz-Valette
La greffière,

signé

J. Bordat

La République mande et ordonne au ministre chargé de la ville et du logement, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

← Retour aux décisions

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026