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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2502131

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2502131

lundi 22 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2502131
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOUDAYA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l’abrogation d’un arrêté préfectoral du 9 janvier 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de douze mois. La juridiction a constaté que la légalité de cet arrêté avait déjà été définitivement jugée par un jugement du 23 mai 2024, confirmé en appel, ce qui fait obstacle à un nouveau recours en vertu de l’autorité de la chose jugée. Elle a également relevé qu’il n’entre pas dans l’office du juge de l’excès de pouvoir d’abroger une telle mesure. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2025, M. A C B, représenté par Me Boudaya, demande au tribunal :

1°) d'abroger l'arrêté du 9 janvier 2024 par lequel le préfet de police a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :

" () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un jugement n°2400667 du 23 mai 2024, le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B dirigée contre l'arrêté du 9 janvier 2024 du préfet de police prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. Ce jugement a été confirmé par une ordonnance n° 24PA02359 du 17 septembre 2024 de la cour administrative d'appel de Paris. Par suite, l'autorité de la chose jugée s'oppose à ce que le tribunal administratif de Paris se prononce de nouveau sur la légalité de cet arrêté du 9 janvier 2024, alors qu'en tout état de cause, il ne relève pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir d'abroger une telle mesure. Dès lors, la requête de M. B doit être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B et au préfet de police.

Fait à Paris, le 22 septembre 2025.

Le président de la formation de jugement

Signé

R. d'Haëm

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance./8

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