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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2505597

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2505597

jeudi 11 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2505597
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKATI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée tardive, car introduite le 27 février 2025, alors que la décision litigieuse du 16 décembre 2024 avait été notifiée le 27 décembre 2024 avec mention des voies et délais de recours. Le tribunal a appliqué le délai de recours contentieux de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En raison de cette irrecevabilité manifeste, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 février 2025, M. C B, représenté par Me Kati, demande au tribunal :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision du 16 décembre 2024 du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

3°) d'enjoindre au directeur général de l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile, dans le délai de 30 jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation ainsi que sa demande, dans le délai de sept jours à compter de cette décision, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a donné délégation à M. A en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : / () 4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance ". Aux termes de l'article L. 555-1 du même code : " Les décisions qui refusent, totalement ou partiellement, au demandeur d'asile le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou qui y mettent fin, totalement ou partiellement, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 ". Aux termes de l'article L. 921-1 de ce code : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 16 décembre 2024 du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à M. B le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil a été notifiée à l'intéressé le 27 décembre 2024 et que cette notification mentionnait les voies et délais de recours ouverts contre cette décision. Ainsi, la requête de M. B, qui n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 27 février 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de sept jours, est tardive et, par suite, entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours d'instance. Elle doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.

Fait à Paris, le 11 septembre 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

R. A

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance./8

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