LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2507054

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2507054

jeudi 13 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2507054
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMALEKIAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée tardive car introduite le 14 mars 2025, alors que l'arrêté de refus du 30 août 2024 lui avait été notifié le 5 septembre 2024, et qu'elle n'avait pas informé la préfecture de son changement d'adresse. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 14 et 18 mars 2025, Mme B... A..., représentée par Me Melekian, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de délivrance de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de délivrer, à titre principal, un titre de séjour salarié, et à titre subsidiaire, un récépissé l’autorisant à travailler pendant toute la durée d’instruction de sa demande dans un délai de deux semaines suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte définitive de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761‑1 du code de justice administrative sous réserve que son conseil renonce à la part contributive de l’Etat.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2025, le préfet de police demande au tribunal conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est irrecevable au motif de sa tardiveté et que Mme A... n’est pas fondée à se voir renouveler son certificat de résident algérien.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Mme A... a été admise le 19 février 2025 au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale sollicitée par la requérante le 6 février 2025.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ».

Il ressort des écritures en défense que par un arrêté du 30 août 2024, le préfet de police a refusé la demande de renouvellement de la carte de résident dont Mme A... était bénéficiaire. Cet arrêté a été notifié le 5 septembre 2024 sous pli recommandé à l’adresse indiquée par Mme A... aux services de la préfecture, soit, au « 8 rue Montyon – 75009 PARIS » et à l’issue du délai de mise en instance, n’ayant pas pu être remis, il est retourné en préfecture pour la raison suivante « Pli avisé et non réclamé ». Si Mme A... fait valoir qu’elle a fait l’objet d’une expulsion de son logement le 17 juillet 2024, elle ne justifie pas avoir informé la préfecture de police de sa situation et de l’impossibilité pour elle d’accéder à la boîte aux lettres située à l’adresse indiquée. Dans ces conditions, la présente requête, enregistrée le 14 mars 2025, soit à l’expiration du délai de recours contentieux qui a commencé à courir à compter de la date du 5 septembre 2024, et alors qu’il ne ressort pas des pièces du dossier qu’une demande d’aide juridictionnelle aurait été déposée dans ce délai, est donc tardive et, par voie de conséquence, manifestement irrecevable.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête présentée par Mme A... en toutes ses conclusions.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête susvisée est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet de police.


Fait à Paris, le 13 novembre 2025.


La présidente de formation de jugement,





K. Weidenfeld

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions