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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2508476

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2508476

mardi 7 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2508476
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCHARLES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable un an. Le tribunal constate donc que les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. Il condamne néanmoins l’État à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mars 2025, Mme A..., représentée par Me Charles, doit être regardée comme demandant au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler la décision implicite du 12 novembre 2024 par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) à titre principal, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2025, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fins d’annulation et d’injonction et au rejet des conclusions présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 et L. 911-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu’il a délivré à Mme A..., postérieurement à l’introduction de la requête, une carte de séjour temporaire valable du 24 juin 2025 au 23 juin 2026.

Par un mémoire, enregistré le 18 septembre 2025, Mme A... déclare maintenir ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative

Considérant ce qui suit :

Sur le non-lieu à statuer :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que le préfet de police a, par une décision du 10 juillet 2025, soit postérieurement à l’introduction de la requête, délivré à Mme A... une carte de séjour temporaire valable du 24 juin 2025 au 23 juin 2026. Par suite, les conclusions de la requête de Mme A... à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.


Sur les frais au litige :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 800 euros à verser à Mme A... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête présentée par Mme A....

Article 2 : L’Etat versera la somme de 800 euros à Mme A... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... et au préfet de police.


Fait à Paris, le 7 octobre 2025.


Le vice-président de la 2ème section,


signé

J-P. SEVAL


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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