LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2509042

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2509042

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2509042
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Formation5e Section - 2e Chambre
Avocat requérantMORLOT-DEHAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris statue sur une demande d’astreinte de 89 250 euros présentée par Mme A... pour inexécution d’un jugement du 29 janvier 2024, qui avait annulé son arrêté de radiation et enjoint au ministre de réexaminer sa situation. Constatant que l’intéressée a été réintégrée en qualité de stagiaire le 15 novembre 2025, le tribunal estime que la demande est devenue sans objet. Il précise que le jugement initial n’impliquait pas une titularisation, mais seulement un réexamen, et écarte la demande de protection fonctionnelle comme relevant d’un litige distinct. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une demande et des mémoires enregistrés les 4 mars, 10 et 30 avril, 18, 30 et 31 mai 2025, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal, de condamner l’Etat à une astreinte de 89 250 euros en raison du retard dans l’exécution du jugement n° 2311369 du 29 janvier 2024 qui a dans un article 1er, annulé l’arrêté du 22 décembre 2022 du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires portant radiation des cadres et dans un article 2 enjoint au ministre de procéder au réexamen de la situation administrative de Mme A... dans un délai d’un mois à compter de la notification de ce jugement.

Elle soutient qu’elle est en droit d’obtenir une indemnité d’un montant de 89 250 euros « pour chaque jour de retard à l’exécution du jugement du 29 janvier 2024 ».

Par une ordonnance en date du 4 mars 2025, le président du tribunal administratif a décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle.

Par une ordonnance du 2 juin 2025, la clôture d’instruction a été fixée au 20 juin 2025.

Un mémoire en défense a été produit par le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires le 24 novembre 2025.

Deux mémoires ont été produits par Mme A... les 25 novembre 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Rebellato, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique,
- et les observations de Mme A....

Par un acte enregistré le 17 décembre 2025, après audience, Me Touati s’est constitué dans l’intérêt de Mme A....


Considérant ce qui suit :

1. Par un jugement n° 2311369 rendu le 29 janvier 2024, le tribunal administratif, saisi par Mme A..., a, dans un article 1er, annulé l’arrêté du 22 décembre 2022 du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires portant radiation des cadres et dans un article 2 enjoint au ministre de procéder au réexamen de la situation administrative de Mme A... dans un délai d’un mois à compter de la notification de ce jugement.

2. Aux termes de l’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d’inexécution d’un jugement ou d’un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d’appel qui a rendu la décision d’en assurer l’exécution. (…) Si le jugement ou l’arrêt dont l’exécution est demandée n’a pas défini les mesures d’exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d’exécution et prononcer une astreinte ».

3. En l’espèce, il est constant que Mme A... a été réintégrée en qualité de stagiaire le 15 novembre 2025. Dès lors, la demande tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu’implique l’exécution de son jugement du 29 janvier 2024, sous astreinte de 89 250 euros « pour chaque jour de retard à l’exécution du jugement du 29 janvier 2024 », est devenue sans objet. A supposer que Mme A... soutienne qu’elle aurait dû être réintégrée en qualité de titulaire et non en qualité de stagiaire, le jugement dont elle demande l’exécution indique clairement que « l’annulation de l’arrêté du 22 décembre 2022 n’implique pas nécessairement la titularisation de Mme A... mais seulement que la situation de la requérante soit réexaminée ». Enfin et à supposer que la requérante sollicite la protection fonctionnelle, elle soulève ainsi un litige distinct qui ne se rapporte pas à l’exécution du jugement précité et dont il n’appartient pas au tribunal de connaître dans le cadre de la présente instance.


D É C I D E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de Mme A....

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.


Délibéré après l’audience du 27 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Gros, président,
M. Feghouli, premier conseiller,
M. Rebellato, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 13 janvier 2026.


Le rapporteur,
Signé
J. REBELLATO
Le président,
Signé
L. GROS


La greffière,

Signé


C. CHAKELIAN


La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions