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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2512307

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2512307

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2512307
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDJAMAL ABDOU NASSUR

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'éloignement et une interdiction de retour. La juridiction constate que la requête, ne mentionnant pas le domicile du demandeur, est manifestement irrecevable, ce défaut n'ayant pas été régularisé malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 mai 2025, M. A... B..., représenté par Me Djamal Abdou Nassur, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 4 mai 2025 du préfet de police l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office et l’arrêté préfectoral du même jour prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de douze mois et le signalant aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. Il résulte des dispositions du premier alinéa de l’article R. 411-1 du code de justice administrative que, sauf impossibilité justifiée, une requête doit, à peine d’irrecevabilité, indiquer le domicile du demandeur, qui doit être entendu comme son domicile réel au sens de l’article R. 751-3 du même code, auquel la décision de la juridiction lui sera notifiée, sauf à ce qu’il informe par la suite expressément le greffe de la juridiction d’un éventuel changement d’adresse. La mention d’une élection de domicile ne pallie l’absence de cette indication qu’en ce qui concerne les personnes sans domicile stable qui ont élu domicile en application des dispositions des articles L. 264-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles ou de l’article L. 551-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette irrecevabilité, qui est susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, ne peut être opposée que si le requérant, invité à régulariser sa requête, en application des dispositions de l’article R. 612-1 du code de justice administrative, en précisant son domicile, s’est abstenu de donner suite à cette invitation. Si une telle demande de régularisation est impossible, le juge peut rejeter la requête sans demande de régularisation préalable.

3. Alors que la requête de M. B..., présentée par un avocat, n’indique aucune adresse, le requérant, invité, par un courrier du 2 juin 2025, à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, en indiquant une adresse, n’a donné aucune suite à cette demande de régularisation. Dans ces conditions, la requête de M. B... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 10 mars 2026.

Le président de la formation de jugement,

signé

R. d’Haëm


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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