LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2512960

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2512960

vendredi 30 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2512960
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantTOMASI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement du titre de séjour "salarié" de M. A, ressortissant sénégalais. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A était toujours en possession d'un récépissé valable jusqu'au 1er juin 2025 et que l'absence de décision implicite était due au caractère incomplet de son dossier. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mai 2025, M. B A, représenté par Me Patureau, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 2 avril 2025 par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de police, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de carte de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- elle est présumée car il s'agit d'un refus de renouvellement de carte pluriannuelle de séjour ; de plus, alors qu'il est présent en France depuis plus de quinze ans dont onze années en situation régulière, qu'il risque de perdre son travail et de faire l'objet d'une mesure d'éloignement à tout moment, la décision attaquée préjudicie de manière grave et immédiate à sa situation dès lors.

Sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

- la décision est entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas fait droit à sa demande de communication de motifs reçue le 7 avril 2025 par les services de la préfecture de police ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet de police devait se borner, pour renouveler sa carte salarié, à vérifier sa résidence habituelle sur le territoire français et s'il exerçait toujours une activité professionnelle déclarée, dès lors que son titre de séjour " salarié " initial, renouvelé continuellement depuis lors, avait été délivré au titre de l'admission exceptionnelle au séjour ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 433-4 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la commission de titre de séjour aurait dû être saisie compte tenu de la durée de sa présence depuis plus de dix ans ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête, enregistrée le 13 mai 2025, sous le n° 2512957, tendant à l'annulation de l'arrêté contesté.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Salzmann, vice-présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 22 mai 2025 en présence de Mme Tardy-Panit, greffière d'audience :

- le rapport de Mme Salzmann,

- les observations de Me Desouches substituant Me Patureau, représentant M. A, qui reprend les termes de ses écritures et soutient que la circonstance que le requérant soit muni d'un récépissé valable jusqu'au 1er juin 2025 ne fait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet ; que le dossier déposé par M. A est complet et l'attestation employeur dont fait état la préfecture de police ne figure pas dans la liste des documents exigés pour obtenir le renouvellement du titre salarié sollicité ;

- les observations de Me Zerad, représentant le préfet de police, qui conclut au rejet pour défaut d'urgence de la requête dès lors que M. A est toujours en possession d'un récépissé attestant la validité de son séjour et que la préfecture est en attente de son attestation employeur suite à une demande de pièce complémentaire formulée le 2 décembre 2024 et que la circonstance que cette pièce ne serait pas exigée par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est en tout état de cause sans incidence. Faute de dossier complet, aucune décision implicite n'est née.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant sénégalais, né le 3 mai 1970 au Sénégal, a bénéficié de titre de séjour " salarié " régulièrement renouvelé depuis 2014. Il détenait, en dernier lieu, un titre de séjour pluriannuel mention " salarié " valable du 18 janvier 2021 au 17 janvier 2025. Le 2 décembre 2024, M. A a sollicité le renouvellement de cette carte de séjour " salarié ". Par la présente requête, M. A demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour motif pris du caractère incomplet du dossier ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir lorsque le dossier est effectivement incomplet.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. A, cuisinier au sein de la société Compass group sous contrat à durée indéterminée, n'a pas produit sa nouvelle autorisation de travail pour le poste occupé suite à son changement d'employeur en 2023 malgré la demande de pièce complémentaire en ce sens, adressée au requérant le 2 décembre 2024, en application de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mentionnant ce document pour le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle en qualité de salarié. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A aurait demandé un titre de séjour sur un autre fondement. Dans ces conditions, faute de dossier complet, le refus d'enregistrer la demande de M. A ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Par suite, les conclusions de M. A tendant à la suspension de l'exécution du refus opposé sont manifestement irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées. Il en va de même de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 30 mai 2025.

La juge des référés,

M. SALZMANN

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2512960

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions