LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2513110

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2513110

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2513110
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Formation2e Section - 3e Chambre
Avocat requérantPARTOUCHE-KOHANA STÉPHANIE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B... visant à obtenir l'exécution d'un précédent jugement du 13 mars 2024. Ce jugement avait annulé une obligation de quitter le territoire français et enjoint au préfet du Val-de-Marne de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté cette injonction, le tribunal a prononcé une nouvelle injonction, ordonnant au préfet de procéder au réexamen dans un délai de deux mois et de munir l'intéressé d'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Aucune astreinte n'a été prononcée, faute d'éléments sur les diligences de M. B... pour remettre un dossier à jour.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une demande, enregistrée le 10 juin 2024, M. A... B..., représenté par Me Partouche-Kohana, demande au tribunal, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, de prescrire les mesures qu’implique l’exécution du jugement n° 2329457 du tribunal administratif de Paris du 13 mars 2024 annulant l’arrêté du 21 décembre 2023 par lequel le préfet du Val de Marne l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de deux ans, enjoignant au préfet du Val de Marne de réexaminer sa situation administrative dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, et mettant à la charge de l’Etat une somme de 1 100 euros à lui verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que le préfet du Val de Marne n’a toujours pas exécuté ce jugement.


Par une ordonnance du 7 mai 2025, la vice-présidente du tribunal a, en application des dispositions de l’article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle.

Le préfet du Val de Marne a produit une pièce, enregistrée le 1er septembre 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le jugement n° 2329457 rendu le 13 mars 2024 par le tribunal administratif de Paris ;
- le code de justice administrative.


Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Fouassier, président, a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article L 911-4 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ».


Par un jugement définitif n° 2329457 du 13 mars 2024, le tribunal a annulé l’arrêté du 21 décembre 2023 par lequel préfet du Val de Marne a obligé M. B... à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de deux ans, a enjoint au préfet du Val de Marne de réexaminer sa situation administrative dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, a mis à la charge de l’Etat une somme de 1 100 euros à lui verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.


Il ne résulte pas de l’instruction qu’en exécution de ce jugement, le préfet du Val de Marne, qui n’a pas produit d’observations dans la présente instance, aurait effectivement réexaminé la situation de M. B.... Il y a donc lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve d’un changement de circonstances de droit ou de fait, d’enjoindre une nouvelle fois au préfet du Val de Marne de procéder au réexamen de la situation de M. B..., dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de le munir dans cette attente d’une autorisation provisoire de séjour, sans qu’il soit nécessaire, à ce stade, en l’absence d’informations quant aux diligences accomplies par M. B... pour remettre un dossier à jour à la préfecture, d’assortir cette injonction d’une astreinte.


Dès lors que M. B... ne fait pas état d’une inexécution du jugement du 13 mars 2024 en ce qu’il a mis à la charge de l’Etat une somme de 1 100 euros à lui verser sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a seulement lieu, en vue de l’exécution du jugement n° 2329457 du 13 mars 2024, d’enjoindre au préfet du Val de Marne, sous réserve d’un changement de circonstances de droit ou de fait, de procéder au réexamen de la situation de M. B..., dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de le munir dans cette attente d’une autorisation provisoire de séjour.


D E C I D E :


Article 1er : Il est enjoint au préfet du Val de Marne, en vue de l’exécution du jugement n° 2329457 du 13 mars 2024, sous réserve d’un changement de circonstances de droit ou de fait, de procéder au réexamen de la situation de M. B..., dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de le munir dans cette attente d’une autorisation provisoire de séjour.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet du Val de Marne.


Délibéré après l’audience du 18 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Fouassier, président,
Mme Armoët, première conseillère,
M. Cicmen, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2025.


Le président rapporteur,

signé


C. FOUASSIER



L’assesseure la plus ancienne,

signé


E. ARMOETLa greffière,

signé


C. EL HOUSSINE


La République mande et ordonne au préfet du Val de Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions