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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2513296

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2513296

lundi 28 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2513296
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantTORDO (ATTENTION SUSPENSION)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A d’une demande d’exécution d’un jugement du 27 février 2024, qui enjoignait au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le préfet a justifié de l’exécution de cette injonction en produisant une autorisation provisoire de séjour délivrée à l’intéressé, valable du 26 février au 25 mai 2025. Constatant que l’injonction avait ainsi été satisfaite, le tribunal a estimé que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 911-4 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une lettre enregistrée le 23 mai 2024, M. B A, représenté par

Me Hagège, demande au tribunal de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement

n° 2328087/3-3 rendu le 27 février 2024 et rectifié le 13 mars 2024, par lequel le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement concerné, et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis demande au tribunal de prendre acte que ses services ont bien procédé à l'exécution du jugement n° 232087, dès lors que, postérieurement à l'introduction de sa requête, M. A a été mis en possession d'une autorisation provisoire de séjour valable du 26 février 2025 au 25 mai 2025.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution / Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai et prononcer une astreinte. "

3. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de sa requête, M. A a obtenu une autorisation provisoire de séjour valable du 26 février 2025 au 25 mai 2025. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'injonction de la requête de M. A doivent être regardées comme ayant perdu leur objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'exécution du jugement n° 2328087/3-3 de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Paris, le 28 juillet 2025.

Le vice-président de la 3e section,

J-Ch. GRACIA

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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