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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2514190

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2514190

vendredi 20 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2514190
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantFORERO VILLAMIL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 29 avril 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. Le tribunal estime que le préfet a légalement fondé cette interdiction sur le non-respect d’une précédente obligation de quitter le territoire. Le moyen tiré du danger encouru au Sri Lanka est jugé inopérant, la décision n’impliquant pas de mesure d’éloignement vers ce pays. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée respectivement le 23 mai 2025, M. B A demande au Tribunal d'annuler l'arrêté en date du 29 avril 2025 par lequel le préfet de police lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois.

M. A soutient que sa vie est en danger au Sri Lanka.

Par des pièces et un mémoire en défense, enregistrés les 23 mai et 5 juin 2025, le préfet de police, représenté par le cabinet Actis Avocat, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Marik-Descoings,

- les observations de Me Forero Villamil, avocat commis d'office, qui invoque un nouveau moyen tiré du défaut de base légale,

- et les observations de Me Jacquard, avocat, représentant le préfet de police.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant sri-lankais né le 17 octobre 1993, a fait l'objet le 29 avril 2025 d'un arrêté par lequel le préfet de police lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois, dont il demande l'annulation par la présente requête.

2. Il ressort des pièces du dossier que M A a fait l'objet, le 9 décembre 2020 d'une obligation de quitter le territoire français à laquelle il s'est soustrait. Dans ces conditions, le préfet a pu, sans entacher sa décision de défaut de base légale prononcer une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre à la date de la décision attaquée. Si M. A fait valoir qu'il est en danger dans son pays, ce moyen est inopérant à l'appui des conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée qui n'implique aucune mesure d'éloignement à destination du Sri Lanka.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2025.

La magistrate désignée,

Signé

N. MARIK-DESCOINGS

La greffière,

Signé

A. LANCIEN

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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