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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2514380

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2514380

mardi 30 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2514380
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantTOUJAS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de renouveler sa carte de résident. En cours d’instance, le préfet a finalement accepté la demande de l’intéressé, rendant le litige sans objet. M. A... s’est alors désisté de ses conclusions principales, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’Etat à verser 800 euros à M. A... au titre des frais exposés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire de production enregistrés les 25 et 26 mai 2025, M. B... A..., représenté par Me Toujas, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de renouveler sa carte de résident ;

2°) d’enjoindre au préfet de police à titre principal, de lui délivrer une carte de résident dans un délai d’un mois et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler et à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois et de lui délivrer dans l’attente de ce réexamen une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’erreur de droit au regard des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 juillet 2025, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient que la requête est dépourvue d’objet dès lors qu’il a accepté la demande de M. A... et qu’une carte de résidence valable jusqu’au 12 juin 2035 est en cours de délivrance.

Par un mémoire enregistré le 20 aout 2025, M. A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et maintenir ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; / (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2. Par un mémoire enregistré le 20 aout 2025, M. A... déclare se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. En revanche, M. A... maintient ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction présentées par M. A....

Article 2 : L’Etat versera une somme de 800 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de police.


Fait à Paris, le 30 septembre 2025.


Le vice-président de la 2ème section,

signé


J-P. SEVAL


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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