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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2514719

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2514719

jeudi 11 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2514719
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBREMAUD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un certificat de résidence algérien pour "vie privée et familiale". Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation, injonction et astreinte), désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais d’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mai 2025, M. A B, représenté par Me Bremaud, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet de police, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2025, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte de la requête de M. B et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 1er septembre 2025, M. B déclare maintenir les conclusions de sa requête présentées au titre des frais d'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :

2. Par un mémoire enregistré le 1er septembre 2025, M. B, qui déclare ne maintenir que les conclusions de sa requête présentées au titre des frais d'instance, doit être regardé comme se désistant des conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais d'instance :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte de la requête de M. B.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de police.

Fait à Paris, le 11 septembre 2025.

La vice-présidente de la 6e section,

S. Marzoug

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2514719/6-2

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