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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2514822

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2514822

lundi 2 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2514822
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantSCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 28 mai 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le juge a estimé que la demande d'asile était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les craintes de persécutions invoquées par le requérant n'étant pas étayées par des éléments convaincants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que le ministre n'a commis ni erreur d'appréciation ni méconnaissance des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mai 2025, M. A B, retenu en zone d'attente de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur lui a refusé l'admission sur le territoire au titre de l'asile ;

Il soutient que ses jours sont en danger au Togo.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2025, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, représenté par la SCP d'avocats Saidji et Moreau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Marik-Descoings,

- les observations orales de Me Hamdi, avocat commis d'office représentant M. B, assisté de Mme C, interprète en langue ewe,

- et les observations orales de Me Chesnet, avocat du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant togolais né le 28 août 1986, demande l'annulation de l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur a rejeté sa demande d'entrée en France au titre de l'asile.

2. Aux termes de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " La décision de refuser l'entrée en France à un étranger qui se présente à la frontière et demande à bénéficier du droit d'asile ne peut être prise que dans les cas suivants : / () / 3° La demande d'asile est manifestement infondée. / Constitue une demande d'asile manifestement infondée une demande qui, au regard des déclarations faites par l'étranger et des documents le cas échéant produits, est manifestement dénuée de pertinence au regard des conditions d'octroi de l'asile ou manifestement dépourvue de toute crédibilité en ce qui concerne le risque de persécutions ou d'atteintes graves. ". L'article L. 352-2 de ce même code prévoit que : " Sauf dans le cas où l'examen de la demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat, la décision de refus d'entrée ne peut être prise qu'après consultation de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui rend son avis dans un délai fixé par voie réglementaire et dans le respect des garanties procédurales prévues au titre III du livre V. L'office tient compte de la vulnérabilité du demandeur d'asile. L'avocat ou le représentant d'une des associations mentionnées au huitième alinéa de l'article L. 531-15, désigné par l'étranger, est autorisé à pénétrer dans la zone d'attente pour l'accompagner à son entretien dans les conditions prévues au même article / Sauf si l'accès de l'étranger au territoire français constitue une menace grave pour l'ordre public, l'avis de l'office, s'il est favorable à l'entrée en France de l'intéressé au titre de l'asile, lie le ministre chargé de l'immigration ".

3. Le droit constitutionnel d'asile, qui a le caractère d'une liberté fondamentale, a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié. Ce droit implique que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit en principe autorisé à demeurer sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande. Toutefois, le ministre chargé de l'immigration peut, sur le fondement des dispositions de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rejeter la demande d'asile d'un étranger se présentant aux frontières du territoire national lorsque celle-ci présente un caractère manifestement infondé.

4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des déclarations de M. B telles qu'elles ont été consignées dans le compte-rendu d'entretien avec le représentant de l'OFPRA que le requérant fait valoir qu'appartenant à la communauté ewe, il réside à Lomé où il est enseignant. Il accepte de participer aux élections en qualité de chef de bureau de vote et de fausser le scrutin pour Unir, le parti au pouvoir, en créant des cartes d'électeur pour des jeunes de moins de 18 ans. Relancé par ce parti pour les élections de 2020 et 2023, il refuse de coopérer et fait l'objet d'une agression, renversé par une voiture, et en 2025 il échappe à une tentative d'enlèvement. Craignant pour sa vie, il quitte son pays. Toutefois, s'il ne peut être exclu que M. B ait, dans le cadre de ses activités au sein du parti au pouvoir, été amené à des pratiques illégales qu'il a souhaité interrompre en 2020, les menaces dont il prétend faire l'objet de ce fait ne sont assorties d'aucun élément convaincant. D'une part, l'intéressé n'explique pas comment il a pu continuer pendant cinq ans à exercer son métier d'enseignant alors qu'il constituait une menace pour le gouvernement et d'autre part, il n'apporte aucun élément tangible permettant de relier l'agression qu'il a subi en 2023 et la tentative d'enlèvement de 2025 aux membres de son parti d'origine. Enfin, les circonstances de son départ, financé par un prêtre, sont relatées de manière vague et peu circonstanciée. Dans ces conditions, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation de la situation personnelle de M. B au regard notamment de sa vulnérabilité, et sans méconnaître l'article 33 de la convention de Genève, qui contient le principe de non-refoulement, et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, considérer que la demande de l'intéressé d'entrer sur le territoire français était manifestement infondée et décider qu'il serait réacheminé vers tout pays dans lequel il serait légalement admissible. Il s'ensuit que le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant à M. B l'entrée en France au titre de l'asile.

5. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur du 28 mai 2025. Par voie de conséquence, la requête de l'intéressé doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Décision rendue le 2 juin 2025.

La magistrate désignée,

Signé

N. MARIK-DESCOINGSLa greffière,

Signé

A. HEERALALL

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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