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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2515140

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2515140

vendredi 4 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2515140
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantTANGALAKIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant srilankais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 24 mai 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. Le requérant invoquait une erreur d'appréciation en raison de menaces subies dans son pays d'origine pour son engagement politique. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant dans le cadre d'un litige portant sur une interdiction de retour, sans lien direct avec la protection subsidiaire ou le droit d'asile. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans faire droit aux arguments de M. C.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 juin 2025, M. C, représenté par Me Tangalakis, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 24 mai 2025 par lequel le préfet de police lui a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois.

Il soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation.

Le préfet de police, représenté par Me Tomasi, a produit un mémoire en défense enregistré le 13 juin 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A ;

- les observations de Me Tangalakis, avocate commis d'office, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête par le même moyen.

- En présence de Mme Soppi Mballa, greffière

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant srilankais, né le 9 novembre 1999, a fait l'objet, le 11 juillet 2024, d'un arrêté par lequel le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il devait être éloigné. Par un arrêté du 24 mai 2025, le préfet de police lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de 12 mois. M. B C demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. M. C fait valoir, ainsi qu'il l'a fait valoir en vain devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, qu'il a été menacé et brutalisé dans son pays d'origine en raison de son engagement politique. Ce moyen est cependant inopérant dans le cadre du présent litige et ne peut qu'être écarté.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2025

La magistrate désignée,

Signé

M.-N. ALa greffière,

Signé

M. SOPPI MBALLA

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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