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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2515177

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2515177

lundi 27 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2515177
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4e Section - 2e Chambre
Avocat requérantKHATIR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de police du 2 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante, ressortissante ivoirienne, invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant ne pas pouvoir bénéficier d'un traitement adapté en Côte d'Ivoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que la procédure devant l'OFII était régulière et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er juin 2025, Mme E... A..., représentée par
Me Khatir, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 2 mai 2025 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour, l’a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d’enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans le délai de deux mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer dans l’attente, dans un délai de dix jours et sous la même condition d’astreinte, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer dans un délai de dix jours et sous la même astreinte, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A... soutient que l’arrêté contesté :

est entaché d’un vice d’incompétence ;
est entaché d’une insuffisance de motivation et d’un défaut d’examen de sa situation ;
- a été pris à l’issue d’une procédure irrégulière, dès lors qu’en l’absence de production du rapport établi par le médecin rapporteur, il ne peut être vérifié que les prescriptions de l’article R. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ont été respectées ;
- la procédure devant l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) est irrégulière dès lors qu’en l’absence de production de l’avis du collège des médecins de l’OFII, il n’est pas possible de vérifier l’existence et le caractère complet des mentions de cet avis ainsi que le caractère collégial de la délibération, ni que les médecins auteurs de l’avis étaient compétents pour signer l’avis médical, ni que le médecin ayant établi le rapport médical n’a pas siégé au sein du collège des médecins signataires ;
- a été pris en méconnaissance des dispositions de l’article
L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dès lors qu’elle ne pourra pas bénéficier du traitement adapté à sa pathologie en Côte d’Ivoire ;
- méconnaît le 9° de l’article L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- a été pris en violation de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.


Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2025, le préfet de police, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A... ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 16 septembre 2025, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 29 septembre 2025.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Claux ;
- et les observations de Me Sangare, représentant Mme A....

Considérant ce qui suit :

Mme E... A..., ressortissante ivoirienne, née le 25 juin 1970 à Port Bouet, a bénéficié d’un titre de séjour du 20 mai 2022 au 19 mai 2024 sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le 19 mars 2024, l’intéressée a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 2 mai 2025, le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d’éloignement. Par la présente requête Mme A... demande l’annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d’annulation :


En premier lieu, par un arrêté n° 2025-00383 du 27 mars 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris le même jour, le préfet de police a donné délégation à Mme B... D..., attachée d’administration de l’Etat, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d’absence ou d’empêchement des autres délégataires, sans qu’il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n’aient pas été absents ou empêchés lorsqu’elle a signé l’arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de son signataire doit être écarté.

En deuxième lieu, l’arrêté contesté qui vise les dispositions applicables du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales comporte l’analyse précise et circonstanciée de la situation personnelle de la requérante. Il énonce que Mme A... ne remplit pas les conditions prévues à l’article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise que le collège de médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, saisi pour avis, a estimé que si l’état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d’une exceptionnelle gravité, elle peut bénéficier effectivement d’un traitement approprié eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire. En outre, la décision attaquée mentionne que Mme A..., célibataire, ne démontre pas être démunie d’attaches familiales dans son pays d’origine dans lequel elle a vécu jusqu’à l’âge de 49 ans, qu’elle ne fait état d’aucune circonstance justifiant qu’un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé et qu’elle n’établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d’origine. Ainsi, l’arrêté comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles il est fondé. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police, qui n’avait pas à mentionner dans son arrêté tous les éléments de la situation personnelle de la requérante, n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme A... avant de prendre les décisions attaquées. Par suite, les moyens invoqués par la requérante tirés d’une insuffisance de motivation de l’arrêté et de l'absence d'examen de sa situation personnelle doivent être écartés.


En troisième lieu, aux termes de l’article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée ». En vertu des dispositions des articles R. 425-11 à R. 425-13 du même code, l’avis est émis par un collège de médecins à compétence nationale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, dont la composition est fixée par décision du directeur général de l’office, au vu, notamment, d’un rapport médical établi par un médecin de cet office à partir d’un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l’ordre. Le premier alinéa de l’article R. 425-13 précise que le collège à compétence nationale est composé de trois médecins et que « le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège ». Enfin, aux termes de l’article 6 de l’arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d’établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Au vu du rapport médical mentionné à l’article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l’article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l’annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l’état de santé de l’étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d’une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d’un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d’un traitement approprié, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l’état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d’une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L’avis émis à l’issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. ».

Mme A... soutient que l’arrêté attaqué aurait été pris au terme d’une procédure irrégulière. Toutefois, l’administration a produit, à l’instance, la copie de l’avis du collège des médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), rendu le
1er juillet 2024, visé par la décision attaquée, et qui comporte toutes les mentions prévues par l’article 6 de l’arrêté du 27 décembre 2016. Cet avis a été signé, de façon lisible, par les docteurs Trétout, Ruggieri et Mesbahy. Il ressort, en outre, des pièces du dossier, que le rapport médical requis dans le cadre de l’instruction de la demande de titre de séjour de Mme A... a été établi par le docteur C..., qui ne siégeait pas dans le collège des médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. En outre, lorsque l’avis porte la mention « Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l’OFII émet l’avis suivant », cette mention du caractère collégial de l’avis fait foi jusqu’à preuve du contraire. Or, Mme A... ne produit aucun commencement de preuve de ce que les médecins n’auraient pas délibéré de façon collégiale conformément à la mention figurant sur cet avis. Enfin, ces médecins ont été désignés par une décision du 11 janvier 2024 du directeur général de l’OFII, régulièrement publiée sur le site internet de l’OFII. Par suite, le moyen tiré de l’irrégularité de l’avis du collège des médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration doit être écarté.

En quatrième lieu, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l’une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l’abstention d’une des parties à produire les éléments qu’elle est seule en mesure d’apporter et qui ne sauraient être réclamés qu’à elle-même, d’apprécier si l’état de santé d’un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d’un traitement approprié. La partie qui justifie d’un avis du collège de médecins du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l’existence ou l’absence d’un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d’un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l’autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d’apprécier l’état de santé de l’étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d’un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d’apprécier si l’état de santé d’un étranger justifie la délivrance d’un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d’instruction utile.

Mme A... soutient que l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article
L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées eu égard à la circonstance qu’elle souffre d’une maladie infectieuse grave. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans son avis rendu le 1er juillet 2024, a estimé que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut est susceptible d’entraîner des conséquences d’une exceptionnelle gravité, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle peut bénéficier d’un traitement approprié à son état de santé dans son pays d’origine. Si Mme A... produit des ordonnances délivrées en 2023, 2024 et 2025, des courriers fixant des rendez-vous médicaux à l’hôpital Lariboisière de 2024 et 2025 et un certificat médical d’une praticienne hospitalier du département des maladies infectieuses de cet hôpital du 27 mai 2025 indiquant que sa maladie nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer pour elle des conséquences d’une exceptionnelle gravité «sous réserve qu’elle ne puisse effectivement bénéficier d’un traitement approprié dans le pays dont elle est originaire », ces documents, s’ils attestent de la pathologie de la requérante et de la nécessité d’une prise en charge, n’indiquent toutefois pas que l’intéressée ne pourrait bénéficier effectivement d’un traitement approprié dans son pays d’origine. Ils sont dès lors insuffisants pour remettre en cause les conclusions de l’avis du collège de médecins de l’OFII en date du 1er juillet 2024. Par suite, Mme A... n’est pas fondée à soutenir que l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En dernier lieu, si Mme A... se prévaut du 9° de l’article L 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette disposition n’était plus en vigueur au jour de la décision contestée. Par suite le moyen doit être écarté comme étant inopérant.

9. En dernier lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ».

10. Il ressort des pièces du dossier, que Mme A..., célibataire et sans enfant, ne réside sur le territoire français que depuis le mois de janvier 2019. Si elle a signé le 17 juillet 2024 un contrat de travail à durée indéterminée à temps plein pour une rémunération brute mensuelle de 2 249 euros avec le Centre hospitalier des Quatre Villes à Sèvres, elle ne justifie pas de l’intensité de ses liens personnels en France et n’établit pas être dépourvue d’attaches familiales dans son pays d’origine dans lequel elle a vécu au moins jusqu’à l’âge de 49 ans. Dans ces conditions, Mme A... n’est pas fondée à soutenir que l’arrêté attaqué a porté à son droit à sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux objectifs en vue desquels il a été pris. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et d’une erreur manifeste d’appréciation doivent être écartés.


11. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte et celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E:


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E... A... et au préfet de police.



Délibéré après l'audience du 6 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Stoltz-Valette, présidente,
M. Claux, premier conseiller,
M. Frieyro, premier conseiller.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 octobre 2025.


Le rapporteur,
signé
JB. Claux

La présidente,
signé
Stoltz-Valette


La greffière,


signé
L. Thomas



La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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