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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2516074

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2516074

lundi 23 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2516074
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantDAHHAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait la décision du préfet de police fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de l'intéressé et des mesures d'éloignement antérieures. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juin 2025, M. B A, retenu au centre administratif de Vincennes, demande au tribunal d'annuler la décision du 9 juin 2025 par laquelle le préfet de police a fixé le pays à destination duquel il doit être renvoyé.

Il soutient que :

- la décision a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision est entachée d'une insuffisance de motivation ;

-la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnait sa situation personnelle.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales

-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. E en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E ;

- les observations de Me Dahhan, avocat commis d'office représentant M. A, assisté d'un interprète en wolof,

- et les observations de Me Barberi, représentant le préfet de police.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant mauritanien né le 2 janvier 1985, demande au tribunal d'annuler la décision du 9 juin 2025 du préfet de police fiant le pays à destination duquel il doit être renvoyé.

Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :

2. Par un arrêté n° 2025-00492 du 25 avril 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, le préfet de police a donné délégation à Mme D C pour signer tous actes, arrêtés et décisions, nécessaires à l'exercice des missions de la direction de la police générale, dans lesquelles figure la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

3. La décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est suffisamment motivée, notamment les circonstances que l'intéressé représente une menace pour l'ordre public ayant fait l'objet d'une interdiction du territoire français et de deux obligations de quitter le territoire français auxquels il s'est soustrait n'allègue pas être exposé à des traitements inhumains ou dégradants.

4. Au regard des faits pour lesquels il a été signalé, de sa situation personnelle, des trois mesures d'éloignement et d'interdiction du territoire français, de ses déclarations aux termes desquelles a fait part à l'autorité préfectorale de son intention de refuser d'exécuter lesdites mesures, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la décision litigieuse doit être écarté.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet de police.

Décision rendue le 23 juin 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

P. ELa greffière,

Signé

D. PERMALNAICK

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2516074/8

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