lundi 30 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2518130 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET FOUSSARD - FROGER (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juin 2025, Mme B A, représentée par la SCP August Debouzy, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la Ville de Paris de prendre toute mesure utile au retrait de l'ordre du jour du vœu " relatif à la probité des conseillères et conseillers de la Ville de Paris " ;
2°) de décider du caractère immédiatement exécutoire de l'ordonnance à intervenir, en application des dispositions de l'article R. 522-13 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La Ville de Paris, représentée par la SCP Foussard-Froger, Avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation, à qui la requête a été communiquée, a produit un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2025. La Ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Des pièces complémentaires ont été enregistrées pour la Ville de Paris le 30 juin 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Ladreyt pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Dupouy, greffière d'audience, M. Ladreyt a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Froger, avocat de la Ville de Paris, qui conclut au non-lieu à statuer sur la requête ;
- les observations de Me Mignon, avocate de Mme A, qui conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Une note en délibéré a été enregistrée pour la Ville de Paris le 30 juin 2025 qui conclut, à titre principal, à un non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, maire du 7ème arrondissement de Paris et conseillère de la Ville de Paris, demande sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la Ville de Paris de prendre toute mesure utile au retrait du projet de vœu " relatif à la probité des conseillères et conseillers de la Ville de Paris " inscrit à l'ordre du jour de la séance du Conseil de Paris convoqué les 1er, 2, 3 et 4 juillet 2025.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administratif : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. "
3. Il résulte des observations présentées par Me Froger à l'audience que la Ville de Paris conclut au non-lieu à statuer sur la requête, faisant valoir que " le vœu relatif à la probité des conseillères et conseillers de la Ville de Paris " a été retiré de l'ordre du jour de la séance du Conseil de Paris convoqué les 1er, 2, 3 et 4 juillet 2025. Lors de cette audience, Me Mignon, avocate de Mme A, a également conclu au non-lieu à statuer sur les conclusions au fin d'injonction et d'exécution immédiate de la présente ordonnance.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions de la requête aux fins d'injonction et d'exécution immédiate de la présente ordonnance.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. La Ville de Paris versera la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'exécution immédiate de la présente ordonnance présentées par Mme A.
Article 2 : La Ville de Paris versera à Mme A une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la Ville de Paris.
Fait à Paris, le 30 juin 2025.
Le juge des référés,
Signé
J-P. Ladreyt
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/9
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026