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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2518211

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2518211

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2518211
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOEAU-BRISSONNIERE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le requérant, ayant reçu un titre de séjour pendant l'instance et n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après mise en demeure, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de sa requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 juin 2025, M. A... B..., représenté par Me Goeau-Brissonnière, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler la décision implicite du 7 décembre 2024 par laquelle le préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour au titre des dispositions de l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

3°) d’enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d’un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans le délai d’un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 000 euros à son avocat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou de lui verser cette somme si l’aide juridictionnelle ne lui était pas accordée.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 décembre 2025, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et au rejet du surplus de la requête.

Il soutient qu’il a délivré un titre de séjour temporaire portant la mention « salarié » valable du 21 novembre 2025 au 20 novembre 2026, qui a été remis à M. B... le 16 décembre 2025.

Par un courrier du 22 décembre 2025, M. B... a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, ce courrier lui précisant qu’à défaut de réception d’une telle confirmation, il serait réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ».

M. B... a été, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité, par un courrier de la vice-présidente du 22 décembre 2025, réputé notifié deux jours ouvrés après sa mise à disposition de son conseil le même jour dans l’application Télérecours, conformément aux dispositions de l’article R. 611-8-6 du même code, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informé de ce que, à défaut de confirmation dans un délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai imparti, ni même à la date de la présente ordonnance, M. B... doit être réputé s’être désisté de sa requête en toutes ses conclusions. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :



Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police.

Fait à Paris, le 6 février 2026.


La vice-présidente de la 1ère section,


Signé


E. Topin



La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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