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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2519197

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2519197

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2519197
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOEAU-BRISSONNIERE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire, rendant la requête sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à Mme B... au titre des frais d’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2025, Mme A... B..., représentée par Me Goeau-Brissonniere, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet de police a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de justice administrative ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) d’enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler et de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ou, si le bénéfice de l’aide juridictionnelle ne lui est pas accordé, à lui verser directement.

Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés le 19 septembre 2025 et le 2 octobre 2025, le préfet de police conclut à ce qu’il n’y ait lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête et au rejet des conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 et L. 911-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu’à la suite d’une décision favorable, datée du 3 juillet 2025, Mme B... a été mise en possession, le 1er octobre 2025, d’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale », valable du 3 juillet 2025 au 2 juillet 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3( Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».


Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police a délivré à Mme B... une carte de séjour temporaire, valable du 3 juillet 2025 au 2 juillet 2026. Par suite, sa requête est devenue sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.


Sur les frais liés à l’instance :

3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B....

Article 2 : L’Etat versera la somme de 500 euros à Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet de police.


Fait à Paris, le 26 janvier 2026.


Le président de la 2ème section,


signé

J.-F. SIMONNOT

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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