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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2519270

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2519270

mardi 26 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2519270
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantNJOYA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D C, qui contestait le refus du ministre des armées de lui délivrer une attestation d'affiliation rétroactive au régime général de la sécurité sociale pour son époux décédé. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur l'affiliation au régime général de la sécurité sociale et la validation d'états de service, relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative, en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 et 31 juillet 2025, Mme D C, représentée par Me Njoya, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 mai 2024 par laquelle le ministre des armées a refusé de lui établir une attestation d'affiliation rétroactive au régime de général de la sécurité sociale ;

2°) d'enjoindre au ministre des armées de réexaminer sa demande, de lui délivrer l'attestation d'affiliation au régime de la sécurité sociale et de lui attribuer une pension de réversion et d'invalidité à titre rétroactif, à compter de sa première demande dans un délai de six mois à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Njoya de la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation de son conseil à la part contributive de l'Etat.

Mme A C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'organisation judiciaire ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; /()".

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / 1° A l'application des législations et réglementations de la sécurité sociale et de mutualité agricole ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : / 1° Des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, à l'exception de ceux mentionnés au 7° du même article L. 142-1 ; / () ".

3. Il résulte de ces dispositions que les litiges relatifs au contentieux de l'affiliation rétroactive au régime général de l'assurance vieillesse et à la retraite complémentaire des agents non titulaires de l'Etat et des collectivités publiques (IRCANTEC) relèvent de la compétence des juridictions judiciaires. Par suite, le litige opposant Mme A C à l'établissement de diffusion, d'impression et d'archives du commissariat des armées relatif à la validation des états de service dans l'armée de terre française de son époux, décédé, ressortit à la compétence de la juridiction judiciaire.

4. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme A C dans toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A C et à Me Njoya.

Fait à Paris, le 26 août 2025.

La vice-présidente de la 5e section,

S. AUBERT

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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