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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2520775

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2520775

jeudi 28 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2520775
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantCABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris portant de 12 à 24 mois la durée de son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, l’arrêté étant signé par une autorité bénéficiant d’une délégation régulière et comportant les considérations de droit et de fait requises. Le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation a également été rejeté, faute de précisions suffisantes. La décision est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 juillet 2025, M. A D demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2025 par lequel le préfet de police de Paris a augmenté la durée de son interdiction de retour sur le territoire français de 12 mois supplémentaires, la portant à une durée totale de 24 mois, et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

M. D soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

Le préfet de police a produit un mémoire en défense postérieurement à la clôture de l'instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. E en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Victor Tanzarella Hartmann, magistrat désigné.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant tunisien né le 5 juin 1990, est entré en France en 2021 selon ses déclarations. Par un arrêté du 19 juillet 2025, le préfet de police de Paris a augmenté de 12 mois supplémentaires la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français dont il fait l'objet, portant sa durée à 24 mois. C'est l'arrêté attaqué.

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. B C, attaché d'administration de l'Etat affecté au bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, qui bénéficiait à cet effet d'une délégation de signature du préfet de police en vertu d'un arrêté n°2025-00138 du 31 janvier 2025, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.

3. En second lieu, l'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles repose la décision d'augmenter la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Elle est dès lors suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

4. En troisième lieu, si le requérant soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle, ce moyen n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, et doit dès lors être écarté.

5. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Dès lors, sa requête doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 août 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

V. ELa greffière,

Signé

A. Lancien

La République mande et ordonne au préfet de police, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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