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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2520861

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2520861

mardi 7 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2520861
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantALESSANDRINI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour « bénéficiaire de la protection subsidiaire ». Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a par ailleurs admis M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, mais a rejeté sa demande de frais au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, faute de justifier de frais non couverts.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
 
Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2025, M. B..., représenté par Me Alessandrini, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
 
2°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « bénéficiaire de la protection subsidiaire » ;
 
3°) à titre principal, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « bénéficiaire de la protection subsidiaire » sur le fondement de l’article L. 911-2 du code de justice administrative, à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard en application des dispositions de l’article L. 911-1 du code de justice administrative ;
 
4°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet de police, sur le fondement de l’article L. 911-2 du code de justice administrative, de réexaminer sa situation dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard en application de l’article L. 911-3 du code de justice administrative, et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation de séjour.

5°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Alessandrini renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle ;
 

La requête a été communiquée au préfet de police, qui n’a pas produit d’observation en défense.
 

Par un mémoire enregistré le 30 juillet 2025, M. B... déclare se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et maintenir ses conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
 

Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
 

Considérant ce qui suit :
 

Sur l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

1. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle : « Dans les cas d’urgence (…) l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée (…) par la juridiction compétente ou son président (…) ». Eu égard aux circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre sur le fondement de ces dispositions M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ».
3. Par un mémoire enregistré le 30 juillet 2025, M. B... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :

4. En l’espèce, le requérant ne justifiant pas avoir engagé des frais d’instance au-delà de ceux couverts par l’aide juridictionnelle qui lui a été accordée à titre provisoire par la présente décision, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B... en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
 
 
O R D O N N E :

 
Article 1er: M. B... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de M. B....
 
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., Me Alessandrini et au préfet de police.
 
 
Fait à Paris, le 7 octobre 2025.
 
 
Le vice-président de la 2ème section,
 
 
 signé

J-P. SEVAL
 
 
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
 






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