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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2520939

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2520939

lundi 13 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2520939
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBANOUKEPA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre une "mise en demeure de quitter le territoire" du 6 juin 2025. Le juge a estimé que cet acte, qui se borne à constater une situation irrégulière et à rappeler une précédente obligation de quitter le territoire, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2025, M. A... B..., demande au tribunal, d’annuler la décision du 6 juin 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne l’a mis en demeure de quitter le territoire français.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ; ».

2. La requête présentée par M. B... est dirigée contre la lettre du 6 juin 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne l’a mis en demeure de quitter le territoire. Une telle lettre se borne à constater l’irrégularité de la situation de l’intéressé au regard du droit au séjour en France et à lui rappeler que, par une décision en date du 24 mars 2024, il lui a fait obligation de quitter le territoire français. Ainsi, la « mise en demeure de quitter le territoire », qui n’emporte, en elle-même, aucune conséquence pour le requérant et ne modifie pas sa situation ne comporte, en elle-même, aucune décision lui faisant grief susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et peut, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Paris, le 13 octobre 2025.


Le président du tribunal,


Signé

J.-P. Dussuet

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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