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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2521643

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2521643

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2521643
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantORMILLIEN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme B... d’une requête en annulation d’un arrêté d’expulsion du 3 juillet 2025. Après le rejet de sa demande de suspension en référé, la requérante n’a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête au fond, enregistrée le 28 juillet 2025, Mme B..., représentée par Me Ormillien, demande au tribunal :

1°) d’annuler, dans sa totalité, l’arrêté portant décision d’expulsion du territoire français prise à l’encontre de Madame A... B... le 3 juillet 2025, notifié le 25 juillet 2025 ;

2°) de mettre à la charge du ministre de l’Intérieur une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) » ;

2. Aux termes du R.612-5-2 du code de justice administrative : « En cas de rejet d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 au motif qu’il n’est pas fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu’un pourvoi en cassation est exercé contre l’ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d’annulation ou de réformation dans un délai d’un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s’être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l’ordonnance de rejet mentionne qu’à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois, le requérant est réputé s’être désisté ».

3. La requête en référé n°2521645 de Mme B... tendant à la suspension de l’exécution de l’arrêté ministériel d’expulsion en date du 3 juillet 2025 a été rejetée par ordonnance du 5 août 2025 au motif qu’aucun des moyens qu’elle y avait présentés n’était propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Mme B... a été, en application des dispositions de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, informée, dans la notification de l’ordonnance de référé, de ce qu’il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de sa requête au fond et de ce qu’à défaut de confirmation, elle serait réputée s’être désistée d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, Mme B... doit être réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.



O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., à Me Ormillien et au ministre de l'Intérieur.


Fait à Paris, le 19 décembre 2025.


Le président (4ème section – 3ème chambre),


Signé


P. OUARDES

La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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