LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2522215

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2522215

mardi 28 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2522215
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A... contestant son assignation à résidence. Le préfet de police pouvait légalement fonder cette mesure sur l'obligation de quitter le territoire français du 30 mai 2025, qui n'avait pas été annulée par le jugement du 11 juillet 2025 (annulant seulement l'interdiction de retour). Le tribunal écarte les moyens d'erreur de droit, de défaut d'examen, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er août 2025, M. B... A..., représenté par Me Jean-Elie Drai, avocat, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 30 juillet 2025 par lequel le préfet de police de Paris a prononcé son assignation à résidence ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation dans un délai de trente jours suivant la notification du jugement et, dans l’attente, de lui délivrer un titre de séjour sans délai ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la décision est entachée d’une erreur de droit et d’une erreur de fait dès lors qu’elle se fonde sur une obligation de quitter le territoire français annulée par jugement du 11 juillet 2025 ;
- la décision est entachée d’un défaut examen de sa situation particulière ;
- la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation ;
- la décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.


Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2025, le préfet de police de Paris, représenté par Me Tomasi, avocat, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A... ne sont pas fondés.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
La convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Hémery en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
le rapport de M. Hémery ;
les observations de Me Drai, avocat, représentant M. A...,
et les observations orales de Me Faugeras représentant le préfet de police de Paris, qui conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens invoqués par le requérant sont infondés.

Considérant ce qui suit :

M. A... ressortissant gambien né le 3 janvier 1983, demande l’annulation de l’arrêté du 30 juillet 2025 par lequel le préfet de police de Paris l’a assigné à résidence dans le périmètre de la ville de Paris avec obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat.


Sur les conclusions à fins d’annulation :

Aux termes de l’article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ».

Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté en date du 30 mai 2025 régulièrement notifié à l’intéressé, M. A... a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour pour une durée de trois ans. Il entrait donc dans le champ d’application des dispositions de l’article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si le requérant se prévaut d’un jugement du 11 juillet 2025 devenu définitif par lequel le tribunal administratif de Paris a annulé la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, ce jugement a rejeté ses conclusions en annulation dirigées contre l’obligation de quitter le territoire français du 30 mai 2025 sur laquelle le préfet s’est fondé pour prendre la mesure en litige. Par suite, les moyens tirés de l’erreur de droit et de l’erreur de fait doivent être écartés.

Il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment pas de l’arrêté attaqué, que le préfet de police n’aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de M. A.... Dès lors, le moyen tiré d’un tel manque d’examen doit être écarté.

A..., qui est assigné à résidence sur la commune de Paris, ne justifie d’aucune circonstance propre à sa situation de nature à établir le caractère disproportionné de la mesure contestée d’assignation à résidence avec obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat de police du 14e arrondissement. Pour les mêmes motifs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police aurait entaché sa décision d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l’intéressé ni méconnu les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet de police de Paris.

Jugement rendu par mise à disposition le 28 octobre 2025.

Le magistrat désigné,


Signé

D. HEMERY
La greffière,


Signé

A. HEERALALL


La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions