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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2522277

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2522277

lundi 9 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2522277
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantKHAN SHAGHAGHI-LEGRAND

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant n'avait pas joint à sa demande d'annulation d'une décision implicite de rejet de titre de séjour la preuve du dépôt initial de sa demande auprès de l'administration, malgré une mise en demeure de régulariser. La juridiction a appliqué les dispositions des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 4 août 2025, M. B... A..., représenté par Me Legrand, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui communiquer les motifs de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour ;

3°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme 2 000 au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un courrier du 4 août 2025, M. A... a été invité à régulariser sa requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.





Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ».

En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 4 août 2025, M. A... n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, ni même à la date de la présente ordonnance, transmis au tribunal la preuve du dépôt auprès de l’administration de la demande de titre de séjour ayant fait naître la décision implicite de rejet attaquée. Par suite, sa requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 9 mars 2026.


La vice-présidente de la 6ème section,




S. Marzoug


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




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