lundi 25 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2523009 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | UGGC AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 août 2025 et le 19 août 2025, la société par action simplifiée (SAS) NXO France, représentée par la SCP UGGC Avocats agissant par Me Dal Farra, demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) avant-dire droit, d'enjoindre au Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de télécommunication (SIPPEREC), constitué en centrale d'achat sous la dénomination SIPP'n'CO de lui communiquer les motifs détaillés du rejet de son offre sur le lot n°1 " Infrastructures réseaux et télécommunications " de l'accord-cadre relatif à l'acquisition d'infrastructures numériques et la mise en place de services associés au bénéfice des adhérents de la centrale d'achat SIPP'n'CO, ainsi que les caractéristique et avantages de l'offre retenue, au titre de l'ensemble des critères de notation, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) ce faisant, de surseoir à statuer jusqu'à ce que le SIPPEREC, constitué en centrale d'achat sous la dénomination SIPP'n'CO, exécute l'injonction ci-dessus réclamée ;
3°) en tout état de cause, d'annuler la décision de rejet de son offre sur le lot n°1 ci-dessus visé, ainsi que la décision d'attribution de ce lot à la société Orange ;
4°) d'enjoindre au SIPPEREC, constitué en centrale d'achat sous la dénomination SIPP'n'CO, de reprendre la procédure de passation au stade de l'analyse des offres et d'attribuer le lot n°1 sans dénaturer son offre ;
5°) de mettre à la charge du SIPPEREC, constitué en centrale d'achat sous la dénomination SIPP'n'CO la somme de 10 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- le courrier de rejet de son offre, daté du 1er août 2025, méconnaît l'étendue de l'obligation d'information des candidats évincés ;
- son offre a été dénaturée ; en particulier, d'une part, s'agissant du sous-critère 2.1, son offre comporte bien la communication de plusieurs indicateurs de performance et propose une tarification unique pour l'ensemble des adhérents ; d'autre part, s'agissant du sous-critère 2.2, son offre comporte bien pour les solutions " DAS " l'utilisation de matériels de deux constructeurs différents ; en outre, s'agissant du sous-critère 3.2, son offre détaille avec précision le traitement des déchets qu'elle effectue ;
- l'élément d'appréciation " richesse fonctionnelle des équipements de communication électronique proposés sur la base du BPU et des catalogues associés " du critère 2.2 a été méconnu ;
- la dénaturation de son offre lèse ses intérêts puisqu'elle a contribué à minorer sa note finale, de l'ordre de 6 points sur 100, compte tenu par ailleurs du faible écart de 1,94 points qui la sépare de la note attribuée à la société Orange.
Par un mémoire distinct, enregistré le 12 août 2025 et présenté au titre des dispositions de l'article R. 412-2-1 du code de justice administrative, la société NXO France a versé au débat des pièces couvertes par le secret des affaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2025, le SIPPEREC, représenté par la SELAS Seban et Associés, agissant par Me Terraux, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 10 000 euros soit mise à la charge de la société NXO France au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 août 2025, la société Orange, représentée par HDLA-Avocats agissant par Me Hasday conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 8 000 euros soit mise à la charge de la société NXO France au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Muriel Merino pour statuer sur les demandes de référé.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique, en présence de Me Fadel, greffier d'audience :
- le rapport de Mme A,
- les observations de Me Willemin, représentant la société NXO France, de Me Bonnard, représentant le SIPPEREC et de Me Hasday, représentant la société Orange SA.
La clôture de l'instruction a été différée au 22 août à 12 h 00.
La société NXO France a présenté un mémoire, enregistré le 21 août 2025 à 11h50, par lequel elle persiste dans ses conclusions et ses moyens.
La société Orange SA a présenté un mémoire le 22 août 2025 à 10h47 qui n'a pas été communiqué.
Le SIPPEREC a présenté un mémoire le 22 août 2025 à 11h07 qui n'a pas été communiqué.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis de marché publié au Bulletin officiel des annonces de marchés publics le 2 octobre 2024, le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de télécommunication (SIPPEREC), constitué en centrale d'achat dénommée SIPP'n'CO a lancé une consultation sous la forme d'un appel d'offres restreint en vue de la conclusion d'un accord-cadre à bons de commande mono-attributaire ayant pour objet l'acquisition d'infrastructures numériques et la mise en place de services associés au bénéfice des adhérents de la centrale d'achat, divisé en trois lots. La société NXO France a présenté une offre sur le lot n°1 intitulé " infrastructures réseaux et télécommunications ", qui a été rejetée par courrier du 1er août 2025. Le lot n° 1 a été attribué à la société Orange, mandataire d'un groupement d'opérateurs économiques, qui a obtenu 1,94 points de plus que la société NXO France, classée deuxième. La société NXO France demande au juge des référés d'annuler la décision de rejet de son offre et d'ordonner la reprise de la procédure de passation au stade de l'analyse des offres.
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / () ". Aux termes du I de l'article L. 551-2 du code précité : " Le juge peut ordonner à l'auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre l'exécution de toute décision qui se rapporte à la passation du contrat, sauf s'il estime, en considération de l'ensemble des intérêts susceptibles d'être lésés et notamment de l'intérêt public, que les conséquences négatives de ces mesures pourraient l'emporter sur leurs avantages. Il peut, en outre, annuler les décisions qui se rapportent à la passation du contrat et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations. / () ".
Sur le moyen tiré de la méconnaissance de l'étendue de l'obligation d'information du candidat évincé :
3. Aux termes de l'article R. 2181-1 du code de la commande publique : " L'acheteur notifie sans délai à chaque candidat ou soumissionnaire concerné sa décision de rejeter sa candidature ou son offre. " L'article R. 2181-3 de ce code précise : " La notification prévue à l'article R. 2181-1 mentionne les motifs du rejet de la candidature ou de l'offre. Lorsque la notification de rejet intervient après l'attribution du marché, l'acheteur communique en outre : 1° Le nom de l'attributaire ainsi que les motifs qui ont conduit au choix de son offre ; 2° La date à compter de laquelle il est susceptible de signer le marché dans le respect des dispositions de l'article R. 2182-1. ". L'article R. 2181-4 du même code indique : " A la demande de tout soumissionnaire ayant fait une offre qui n'a pas été rejetée au motif qu'elle était irrégulière, inacceptable ou inappropriée, l'acheteur communique dans les meilleurs délais et au plus tard quinze jours à compter de la réception de cette demande : () 2° Lorsque le marché a été attribué, les caractéristiques et les avantages de l'offre retenue. "
4. L'information sur les motifs du rejet de son offre dont est destinataire l'entreprise en application des dispositions précitées a notamment pour objet de permettre à la société non retenue de contester utilement le rejet qui lui est opposé devant le juge du référé précontractuel. Par suite, l'absence de respect de ces dispositions constitue un manquement aux obligations de transparence et de mise en concurrence. Cependant, un tel manquement n'est plus constitué si l'ensemble des informations mentionnées aux articles précités a été communiqué au candidat évincé à la date à laquelle le juge des référés statue sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative et si le délai qui s'est écoulé entre cette communication et la date à laquelle le juge des référés statue a été suffisant pour permettre à ce candidat de contester utilement son éviction.
5. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 1er août 2025, la société NXO France a été informée du rejet de son offre. Ce courrier précise le nom de l'attributaire ainsi que les notes globales obtenues par la société requérante et par l'attributaire pour chaque critère et sous-critère ainsi que le rang de classement de la société requérante, qui a été classée 2ème sur un total de deux candidats. En outre, le courrier comprend une explication littérale détaillée pour chaque note obtenue par la société NXO France et expose les caractéristiques et les avantages de l'offre de la société Orange avec suffisamment de précision pour permettre à la société NXO France de contester utilement son éviction. Dans ces conditions, la circonstance que le SIPPEREC n'a pas répondu au courrier que lui a adressé la société NXO France le 5 août 2025 en vue d'obtenir des informations sur les caractéristiques et avantages de l'offre de la société Orange, ce à quoi le SIPPEREC avait déjà procédé dans son courrier du 1er août 2025, n'est pas de nature à constituer un manquement aux obligations de transparence et de mise en concurrence. Enfin, le SIPPEREC, dans la présente instance, a précisé le montant global de l'offre de la société attributaire. Par suite, d'une part, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté et, d'autre part, les conclusions à fin d'injonction avant dire droit de la société requérante doivent être rejetées.
Sur la dénaturation de l'offre de la société requérante :
6. Il n'appartient pas au juge du référé précontractuel, qui doit seulement se prononcer sur le respect, par le pouvoir adjudicateur, des obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation d'un contrat, de se prononcer sur l'appréciation portée sur la valeur d'une offre ou les mérites respectifs des différentes offres. Il lui appartient, en revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le pouvoir adjudicateur n'a pas dénaturé le contenu d'une offre en en méconnaissant ou en en altérant manifestement les termes et procédé ainsi à la sélection de l'attributaire du contrat en méconnaissance du principe fondamental d'égalité de traitement des candidats.
7. L'article 5.6 du règlement de la consultation prévoit un jugement des offres au regard des critères, sous-critères et éléments d'appréciation ci-dessous détaillés :
N° du critèreNature du critèrePoints1Le prix
(Règle de trois ; Note offre = (prix de l'offre la plus basse /prix de l'offre) pondération du critère du prix)402La valeur technique502.1Les moyens et l'organisation mobilisés, les procédures, les engagements analysées sur la base du cadre de réponse technique
- Animation de l'accord-cadre, suivi transverse au niveau de l'adhérent et de la centrale d'achat, procédure de commande / facturation
- Pendant la phase de mise en œuvre : l'organisation projet, les procédures de déploiement, les engagements obligatoires, les engagements complémentaires
- Pendant la phase d'exploitation : l'organisation de la supervision et de la maintenance, les engagements pris, les procédures de maintenance, la gestion des incidents
- A la fin des services (fin anticipée et fin de l'accord-cadre) et pendant la phase de réversibilité : limitation de la durée d'engagement de l'adhérent, qualité des procédures et réversibilité et engagements pris
- Les moyens mis à disposition de l'adhérent pour suivre l'exécution du marché : qualité et complétude de l'extranet, du PAQ, des tableaux de bord, de la documentation, des livrables, des procédures d'escalade20
5
5
5
32.2La qualité technique et la richesse fonctionnelle des services et liens supports proposés, analysées sur la base du BPU
- La richesse fonctionnelle des équipements de communication électronique proposés sur la base du BPU et des catalogues associés
- La qualité des prestations de déploiement, intégration paramétrage des équipements
- La qualité des prestations de fourniture et pose de câblage intérieur de bâtiment
- La qualité et la richesse fonctionnelle des services de maintenance des équipements et système
- La qualité et la richesse fonctionnelle des services d'exploitation d'un système de WI-FI Public20
5
5
3
5
22.3La compréhension des besoins exprimés dans l'accord-cadre, sur la base des cas pratiques
- Cas pratique C1
- Cas pratique C- Cas pratique C3
- Cas pratique C410
3
3
23Le développement durable103.1Aspect social53.2Aspect environnemental5100
8. En premier lieu, au titre de l'élément d'appréciation " animation de l'accord-cadre, suivi transverse au niveau de l'adhérent et de la centrale d'achat, procédure de commande/facturation " composant le sous-critère 2.1, le pouvoir adjudicateur a qualifié l'offre de la société de correcte en relevant toutefois que la communication avec les adhérents manquait de clarté et que des indicateurs de performance, notamment ceux relatifs aux délais de résolution des incidents auraient pu être intégrés à la proposition. Cette appréciation, qui, contrairement à ce que soutient la société NXO France, n'a ni pour objet, ni pour effet de conclure que son offre serait dénuée de tout indicateur de performance, mais seulement de constater que certains indicateurs de performance manquants, tels ceux relatifs aux délais de résolution des incidents, auraient permis de valoriser son offre, ne procède pas d'une dénaturation de celle-ci.
9. En deuxième lieu, au titre de l'élément d'appréciation " organisation de la supervision et () la maintenance, aux engagements pris, aux procédures de maintenance, à la gestion des incidents " composant également le sous-critère 2.1, le pouvoir adjudicateur a qualifié l'offre de la société NXO France de moyenne en relevant, d'une part, que la politique de services complémentaires (SLA, GTR) est insuffisamment définie et souvent sous-dimensionnée par rapport aux besoins, d'autre part, que la tarification basée sur la localisation et la criticité manque de transparence, et enfin, que l'absence de clause de gel des engagements en cas de force majeure constitue un point faible pour son offre. Si la société requérante, dont les critiques se concentrent sur l'unique grief tiré de l'absence de transparence de la tarification de sa maintenance, soutient que les mentions du BPU annexé à son offre suffisent à établir qu'elle entendait proposer un prix identique à tous les adhérents pour chaque service proposé, il résulte de l'instruction que la méthode d'application de l'offre qu'elle propose consiste à permettre à chaque adhérent d'estimer précisément son projet de maintenance sur la base d'un BPU en prenant en compte, notamment, la localisation des sites et la criticité des équipements sans plus de précision notamment quant à la formule de calcul à appliquer. Par suite, en relevant une absence de transparence sur ce point, le pouvoir adjudicateur a procédé à une appréciation des mérites de l'offre de la société requérante sans en dénaturer le contenu.
10. En troisième lieu, au titre de l'élément d'appréciation " richesse fonctionnelle des équipements de communication électronique proposés sur la base du BPU et des catalogues associés " composant le sous-critère 2.2, le pouvoir adjudicateur a qualifié l'offre de la société requérante de satisfaisante tout en relevant l'absence d'homogénéité de la diversité des équipements proposés dès lors que pour les solutions DAS, un seul constructeur (Huawei) est proposé, créant un risque de dépendance sur ce segment. L'article 2.1.4 du cahier des clauses techniques particulières prévoit que chaque candidat dispose de solutions de couverture Indoor " multi-opérateurs mobile " afin d'améliorer la couverture indoor d'un bâtiment d'un adhérent, pour les différentes technologies de communication mobiles (4G/LTE, 5G et suivants). A ce titre, il était attendu des soumissionnaires qu'ils présentent des gammes d'équipement de couverture indoor et détaillent les grandes caractéristiques des équipements proposés et les avantages et les inconvénients de ces derniers. Il résulte de l'instruction, en particulier du cadre de réponse technique de la société NXO France, qu'en réponse à cette attente, celle-ci a proposé un constructeur unique, MPI, pour la mise en place d'une solution de " Distributed Antenna System " ou " réseau d'antennes distribuées " (DAS) et un constructeur unique, Huawei, pour la mise en place d'une solution DAS. Par conséquent, en relevant que la société a proposé un seul constructeur pour les solutions DAS, le SIPPEREC n'a pas davantage dénaturé l'offre de la société requérante ou méconnu l'élément d'appréciation qu'il avait formulé au titre de ce sous-critère 2.2, mais s'est livré à une simple appréciation comparative des mérites de l'offre sur ce point.
11. En quatrième lieu, au titre de l'aspect environnemental composant le critère 3, le pouvoir adjudicateur a estimé que l'offre de la société ne présentait pas de données chiffrées sur l'électricité bas carbone, sur les matériaux recyclés et sur l'empreinte carbone des services, limitant par conséquent l'évaluation précise des engagements. Il résulte de l'instruction que selon l'article 7.3 du cadre de réponse technique, il était attendu des candidats qu'ils précisent la " proportion de matériaux recyclés composant les équipements (lorsque l'information est fournie par le constructeur) " et leur " politique en termes de réduction des déchets ou de valorisation des déchets ". S'il est constant que la société a effectivement fourni des informations sur sa politique de traitement des déchets et en particulier sur le recyclage et le recyclage DEEE, il ne résulte pas de l'instruction qu'elle aurait présenté des données chiffrées permettant au SIPPEREC d'apprécier la proportion des matériaux recyclés composant les équipements qu'elle utiliserait. Dès lors, le pouvoir adjudicateur n'a pas non plus dénaturé l'offre de la société NXO France sur ce point.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la demande de la société NXOFrance présentée devant le juge du référé précontractuel doit être rejetée.
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société NXO France la somme de 1 500 euros à verser respectivement au SIPPEREC et à la société Orange au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les mêmes dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge du SIPPEREC, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
ORDONNE
Article 1er : La requête de la société par action simplifiée (SAS) NXO France est rejetée.
Article 2 : La société NXO France versera respectivement au SIPPEREC et à la société Orange la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par action simplifiée (SAS) NXO France, au Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de télécommunication (SIPPEREC) et à la société Orange.
Fait à Paris, le 25 août 2025.
La juge des référés,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2523009/3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026