mardi 23 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2523278 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | PARIENTI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 août 2025, Mme E C, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 août 2025 par lequel le préfet de police a décidé son transfert aux autorités italiennes.
Elle soutient que :
-elle a appris tardivement son état de grossesse ;
-malgré son souhait de rentrer en Italie, son mari s'y refuse car il travaille en France ;
-son accouchement étant prévu au mois de novembre 2025, elle souhaite rester en France pour des raisons médicales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 septembre 2025, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de Mme C ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. G en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. G,
- les observations de Me Parienti, avocat commis d'office, représentant Mme C, qui soulève à l'audience le moyen tiré du risque systémique de l'Italie en raison de l'état de grossesse de la requérante, assistée par Mme A D interprète en langue bengali,
- les observations de Mme B, représentant le préfet de police.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E C, ressortissante bangladaise née le 8 février 2002, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 août 2025 par lequel le préfet de police a décidé son transfert aux autorités italiennes.
2. Pour demander l'annulation de l'arrêté par lequel le préfet de police a décidé son transfert aux autorités italiennes, Mme C se borne, dans sa requête, à faire valoir que malgré son désir de rejoindre l'Italie, son mari s'y refuse d'une part et que, d'autre part, étant enceinte et devant accoucher au mois de novembre 2025, elle souhaite rester en France pour des raisons médicales. Toutefois, ces moyens dirigés contre l'arrêté de transfert vers l'Italie sont dénués de toute précision et ne peuvent prospérer dès lors qu'elle n'établit pas ni même n'allègue qu'elle ne pourrait recevoir un traitement adapté en Italie du fait de sa grossesse dont elle ne déclare pas qu'elle présenterait des problèmes.
3. Si la requérante invoque les défaillances systémiques de l'Italie par son conseil à l'audience, s'agissant de son état, elle ne précise pas en quoi ces risques consisteraient. Comme mentionné au point 2, elle n'a pas déclaré que sa grossesse présenterait des risques. En tout état de cause, le préfet de police, qui dispose d'un délai jusqu'au 5 janvier 2026 pour exécuter l'arrêté de transfert, appréciera la situation et l'état de la requérante avant son transfert effectif, l'enfant ne pouvant être séparé de sa mère et alors que, de surcroît, le père de l'enfant dispose d'un titre de séjour italien qui ne lui donne aucun droit au maintien en France. Le moyen ainsi soulevé doit être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2025.
Le magistrat désigné,
signé
P. GLa greffière,
signé
M. F
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2523278
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026