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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2523428

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2523428

jeudi 23 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2523428
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantLE BRUSQ

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d’une requête en annulation d’un arrêté du préfet de police refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge des référés ayant rejeté sa demande de suspension, le requérant a été informé, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qu’il devait confirmer le maintien de sa requête au fond sous un mois, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. N’ayant pas confirmé dans le délai imparti, le tribunal lui a donné acte de son désistement par ordonnance du 23 octobre 2025.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 août 2025, M. M’madi Ibouroi A..., représenté par Me le Brusq, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 17 juillet 2025 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « étudiant » dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à lui verser au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’ordonnance n° 2523442/2 du 14 août 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Paris ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. ».

3. La requête en référé n° 2523442 de M. A... tendant à la suspension de l’exécution de la décision du 17 juillet 2025 par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, a été rejetée par ordonnance du 14 août 2025 au motif qu’aucun des moyens qu’il y avait présentés n’était propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. M. A... a été, en application des dispositions de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, informé, dans la notification de l’ordonnance de référé envoyé à l’adresse indiquée dans son recours par courrier recommandé avec accusé de réception du 14 août 2025, de ce qu’il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de sa requête au fond et de ce qu’à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Ce courrier, qui a été renvoyé au tribunal avec la mention « destinataire inconnu à cette adresse » est réputé avoir été présenté au plus tard le 26 août 2025, date à laquelle, du fait de sa non distribution, il a été réceptionné par le tribunal après lui avoir été renvoyé. M. A... n’a pas, après l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, et qui a commencé à courir au plus tard le 26 août 2025, confirmé le maintien de sa requête au fond. Dans ces conditions, M. A... doit être réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.




O R D O N N E :




Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. M’madi Ibouroi A....


Fait à Paris, le 23 octobre 2025

Le vice-président de la 2ème section,


signé

J.P. SEVAL


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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