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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2523506

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2523506

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2523506
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET GARRIGUE & GANDON AVOCATS (AARPI)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris constate l'absence d'objet du recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour, le préfet de police ayant accordé une carte de résident après l'introduction de la requête. La juridiction ordonne néanmoins à l'État de verser 800 euros au requérant au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Elle se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 août 2025 et 8 janvier 2026, M. C... A..., représenté par Me Garrigue, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de délivrance d’un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer un certificat de résidence dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou à tout le moins de réexaminer sa situation en lui remettant une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2026, le préfet de police demande au tribunal de constater le non-lieu à statuer sur l’affaire et conclut au rejet de la requête.

Le préfet de police fait valoir qu’il a délivré un certificat de résidence algérien valable du 9 octobre 2025 au 8 octobre 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (...) 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (...) ».

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de police a, postérieurement à l’introduction de la requête, fait droit à la demande de M. A... en lui délivrant une carte de résident algérien valable du 9 octobre 2025 au 8 octobre 2026. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions susvisées.

Sur les conclusions relatives aux frais de l’instance :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros, à verser au conseil de M. A..., la somme de 800 euros au titre des dispositions combinées des articles 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de sa mission d’aide juridictionnelle

ORDONNE :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par M. A....

Article 2 : L’Etat versera la somme de 800 euros au conseil de M. A..., en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de sa mission d’aide juridictionnelle.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Garrigue et au préfet de police.

Fait à Paris, le 27 mars 2026.

La présidente de formation de jugement,





K. Weidenfeld

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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