LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2524434

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2524434

vendredi 29 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2524434
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET NAUSICA AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Paris affectant l'enfant des requérants au collège Thomas Mann (13e arrondissement), plutôt que dans un établissement du 5e arrondissement. Les juges ont estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les inconvénients allégués (éloignement du club de sport, organisation familiale) n'étant pas suffisamment graves et immédiats, d'autant que le collège d'affectation est proche du domicile familial. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation ou de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 août 2025, M. E C et Mme B A, représentés par Me Fouret, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Paris du 13 juin 2025 portant affectation de leur fils, D C, au collège Thomas Mann (75013), ensemble la décision du 7 juillet 2025 par laquelle elle a rejeté leur recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la rectrice du rectorat de l'académie de Paris de procéder à l'affectation de D C au sein d'un collège situé dans le 5ème arrondissement de Paris ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

Sur la condition d'urgence :

- elle est remplie dès lors que cette décision constitue un bouleversement pour leur fils alors qu'il était déjà scolarisé dans le 5ème arrondissement où seront toujours scolarisés ses frères ;

- la décision affecte l'organisation familiale entrainant des déplacements intenables pour la mère qui travaille dans le 5ème arrondissement où elle doit conduire ses autres enfants à l'école ;

- elle n'a pu être anticipée alors que la rentrée scolaire est désormais toute proche

- elle perturbe la poursuite des activités sportives de leurs fils qui suit un entrainement intensif de judo à proximité du collège Henri IV et qui voudrait apprendre le chinois en LV 2 ce qui n'est pas proposé au collège Thomas Mann.

- si leurs prétentions étaient accueillies lors du recours au fond, un changement de collège en cours d'année bouleverserait les conditions d'instruction de leur fils ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la décision contestée est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le rectorat de démontre pas les capacités d'accueil sont atteintes dans l'ensemble des collèges du 5ème arrondissement ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le dossier de la requête au fond enregistrée le 25 août 2025 sous le numéro 2524437 par laquelle M. C et Mme A demandent l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Rohmer pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. C et Mme A, qui résident dans le 13ème arrondissement de Paris et dont le fils, D C était scolarisé à l'école primaire Victor Cousin (75005), ont sollicité son inscription au collège Henri IV ou dans tout autre établissement du 5ème arrondissement de Paris pour la rentrée 2025-2026. Par une décision du 13 juin 2025 confirmée par la décision de rejet de leur recours gracieux du 7 juillet 2025 dont les requérants demandent la suspension, la rectrice de l'académie de Paris a décidé de son affectation au collège Thomas Mann (75013).

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Il résulte de l'article L. 522-3 du même code que le juge des référés peut rejeter sans audience et procédure contradictoire les requêtes qui ne présentent pas de caractère d'urgence.

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre.

4. Pour justifier de l'urgence, M. C et Mme A font valoir que l'affectation de leur fils dans leur collège de secteur du 13ème arrondissement de Paris constitue un bouleversement pour leur fils ainsi que pour l'organisation familiale dès lors que Mme A doit accompagner ses plus jeunes enfants au sein de l'école primaire Victor Cousin (75005), l'obligeant à multiplier les trajets alors qu'elle travaille dans le 5e arrondissement, et que leur fils se trouvera éloigné de son club de sport. Cependant, il ressort de l'instruction que le collège d'affectation Thomas Mann est à proximité immédiate de leur domicile et à une trentaine de minutes en transports en commun de son club de sport. En outre, si les requérants indiquent qu'une annulation de la décision attaquée en cours d'année scolaire constituerait également un bouleversement, cette circonstance n'est pas de nature à conférer à la situation un caractère d'urgence, pas davantage que la volonté de leur fils de choisir en LV 2 une langue qui n'est pas proposée au collège Thomas Mann mais l'est au collège Henri IV.

5. Il s'ensuit que M. C et Mme A ne démontrent pas une atteinte suffisamment grave et immédiate portée à la situation de leur fils ou à leur propre situation, telle qu'il y aurait urgence pour le juge des référés de se prononcer avant le juge du fond. Par suite, la condition d'urgence ne peut être regardée comme remplie.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de suspension, et par voie de conséquence celles aux fins d'injonction et celles relatives à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, peuvent être rejetées en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête susvisée est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E C et Mme B A.

Fait à Paris le 29 août 2025.

Le juge des référés,

Signé

B. ROHMER

La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2524434/1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions