mercredi 17 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2524445 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ROSIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 août 2025, M. B A C, représenté par Me Rosin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L.521-1 du Code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision implicite du préfet de police rejetant sa demande de délivrance d'une carte de résident ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent, à titre principal de lui délivrer, à titre provisoire, une carte de résident valable 10 ans dans un délai de 30 jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de la munir, dans l'attente de la fabrication de cette carte et dans un délai de 48 heures, d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, ou à titre subsidiaire de réexaminer sa demande dans un délai de 15 jours et de la munir d'un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler le temps de ce réexamen ou jusqu'à l'intervention d'un jugement au fond dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre des frais d'instance, la somme de 1 500 euros à verser à son conseil qui s'engage dans ce cas à renoncer à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle. En cas de non admission à l'aide juridictionnelle, cette somme lui sera directement versée.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
Sur l'urgence :
- en matière de première demande de carte de résident portant la mention " reconnu réfugié ", le juge administratif retient la condition relative à l'urgence lorsqu'un délai anormalement long s'est écoulé entre la demande de titre de séjour effectuée par une personne justifiant d'une protection internationale et l'introduction du recours ;
- il ne peut rechercher d'emploi et a été radié de France Travail ;
- il est sur le point de perdre le revenu de solidarité active ;
- il est maintenu dans une situation de précarité et ses démarches d'insertion socio-professionnelles sont lourdement entravées par la décision attaquée.
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 424-1, L. 424-3 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2025 le préfet de police conclut, à titre principal au rejet de la requête pour défaut d'urgence et à titre subsidiaire au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction et au rejet de celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761_1 du code de justice administrative. Il fait valoir qu'une attestation de prolongation d'instruction à été délivrée au requérant ainsi qu'une attestation de décision favorable de carte de résident, laquelle est en cours de fabrication.
Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2025, M. A C déclare maintenir ses conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 31 janvier 2025 sous le numéro 2502826 par laquelle M. A C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rohmer pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 3 septembre 2025, en présence de Mme Henry, greffière d'audience, M. Rohmer a lu son rapport.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A C, ressortissant érythréen, né le 1er novembre 1985, s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision du 17 octobre 2022 de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). Le 12 mai 2023, il a déposé une demande de carte de résident en qualité de réfugié. Le préfet de police n'a pas répondu à cette demande mais a muni l'intéressé d'attestations de prolongation d'instruction valables du 12 mai 2023 jusqu'au 15 janvier 2025 puis, à la suite d'une première instance de référé, jusqu'au 3 août 2025. Par la requête susvisée, M. A C demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer une carte de résident.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. A C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. Par un mémoire, enregistré le 9 février 2025, M. A C déclare se désister purement et simplement de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte, sans qu'il soit besoin d'examiner l'exception de non-lieu à ces conclusions opposée par le préfet de police en défense.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. M. A C a été admis au bénéfice à l'aide juridictionnelle provisoire. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à Me Rosin, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve que M. A C soit définitivement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A C par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à M. A C.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. A C de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte.
Article 3 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A C à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Rosin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Rosin, avocat de M. A C, une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A C par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à M. A C.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C, à Me Rosin et au ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 17 septembre 2025.
Le juge des référés,
Signé
B. Rohmer
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026