LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2525220

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2525220

mardi 16 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2525220
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCARIOU-MARTIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'Union sportive Dax Rugby Landes contestant une sanction de retrait de points prononcée par la formation "Régulation" du Conseil de discipline du rugby français. Le juge a rappelé que, conformément aux articles R. 141-5 du code du sport et aux règlements généraux de la Fédération française de rugby, la saisine de la Commission fédérale d'appel constitue un préalable obligatoire à tout recours contentieux. Or, le club n'a attaqué que la décision de première instance du 13 juin 2025, alors que celle-ci avait été remplacée par la décision de la commission d'appel du 26 juin 2025, seule susceptible de recours. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2025, L'Union sportive Dax Rugby Landes, représentée par Me Cariou Martin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision de la formation "Régulation" du Conseil de discipline du rugby français en date du 13 juin 2025 telle que notifiée le 13 juin 2025 en ce qu'elle lui fait grief et prononce un retrait de 9 points dont 4 points avec sursis qui sera appliqué au classement de la saison 2025/2026 dans le championnat de France de PRO D2 de Rugby ;

2°) de substituer, le cas échéant, une sanction financière proportionnée prévue par les règlements, de rapporter la sanction à de plus justes mesures et/ou d'assortir l'intégralité des sanctions de sursis ;

3°) de mettre à la charge solidaire de la fédération française de Rugby et de la ligue nationale de Rugby la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du sport ;

- les règlements généraux de la Fédération française de rugby ;

- le code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les présidents de formation de jugement peuvent par ordonnance rejeter les requêtes qui sont manifestement irrecevables lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

2. Aux termes de l'article R. 141-5 du code du sport : " La saisine du comité à fin de conciliation constitue un préalable obligatoire à tout recours contentieux, lorsque le conflit résulte d'une décision, susceptible ou non de recours interne, prise par une fédération dans l'exercice de prérogatives de puissance publique ou en application de ses statuts. ".

3. Aux termes de l'article 1-1 du titre V des règlements généraux de la Fédération française de rugby : " 1.1 - Sont institués, au sein de la F.F.R., les organes disciplinaires de première instance suivants : Un Conseil de discipline du rugby français, composé : () D'une formation " Régulation ", cogérée par la F.F.R.et la L.N.R. et placée sous la responsabilité de la F.F.R. () ". Aux termes de l'article 2.1 du même titre V : " Est institué, au sein de la F.F.R., une Commission fédérale d'appel composée : () D'une formation " Régulation " () ". L'article 34 de ce même titre V dispose que : " La décision d'un organisme de première instance peut être frappée d'appel dans un délai de sept jours francs à compter de la date à laquelle elle est notifiée () ". Aux termes de l'article 35 de ce même titre V : " Le Président de la formation d'appel compétente, ou tout membre qu'il a délégué à cet effet, rejette les recours manifestement irrecevables ou dénués de fondement. La formation d'appel compétente se prononce au vu du dossier de première instance et des productions d'appel, dans le respect du principe du contradictoire. Sa saisine constitue un préalable obligatoire à l'introduction de tout recours contentieux, quel qu'il soit. Elle statue en dernier ressort () ".

4. Il résulte de l'instruction que par une décision du 13 juin 2025, la formation " régulation " du conseil de discipline du rugby français de la Ligue nationale de Rugby a prononcé un retrait de neuf points au classement de l'US Dax Rugby Landes évoluant en championnat de France de Pro D2 pour la saison 2025/2026, dont quatre points assortis du sursis. Par une décision du 26 juin 2025, le président de la formation " régulation " de la commission fédérale d'appel (CFA) a constaté l'irrecevabilité manifeste de l'appel que le club avait interjeté de la décision précitée du 13 juin 2025. Enfin, la conciliatrice du Comité national olympique et sportif français, saisie par l'US Dax Rugby Landes les 28 juin et 11 juillet 2025, a rendu une proposition de conciliation le 20 août 2025.

5. Il résulte des dispositions citées au point 3 que la saisine de la Commission fédérale d'appel dans sa formation " régulation " constitue un préalable obligatoire à la saisine du juge administratif, après la saisine pour conciliation du Comité national olympique et sportif français en application des dispositions citées au point 2. En l'espèce, par la requête susvisée, l'US Dax Rugby Landes ne conteste que la décision du 13 juin 2025 par laquelle la formation " régulation " du conseil de discipline du rugby français de la Ligue nationale de Rugby a prononcé à son encontre un retrait de neuf points au classement, à laquelle s'est substituée la décision prise par la Commission fédérale d'appel le 26 juin 2025 qui seule pouvait faire l'objet d'un recours contentieux après saisine du Comité national olympique et sportif français. La requête de l'US Dax Rugby Landes est ainsi irrecevable.

6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de l'US Dax Rugby Landes ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue par l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'US Dax Rugby Landes est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'US Dax Rugby Landes.

Fait à Paris, le 16 septembre 2025.

Le président de formation de jugement,

J-P. Ladreyt

La République mande et ordonne à la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2525220/6-3

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions