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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2525602

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2525602

lundi 12 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2525602
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMARTOUX

Résumé IA

Désistement d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Paris a constaté que la requête sommaire de M. B..., qui annonçait un mémoire complémentaire, n’a pas été suivie d’une production dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il est donné acte du désistement de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Martoux, demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 21 août 2024 par lequel le préfet de police lui aurait refusé la délivrance d’un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination.

Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires, enregistrés le 8 décembre 2025, le préfet de police, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 10 décembre 2025, la clôture de l’instruction a été reportée en dernier lieu au 29 décembre 2025 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / 1 Donner acte des désistements ».

2. Aux termes de l’article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux requêtes relevant, comme celle de M. B..., de la procédure collégiale spéciale prévue par l’article L. 911-1 du même code : « Lorsqu'une requête sommaire mentionne l'intention du requérant de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au greffe du tribunal administratif dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée. / Si ce délai n'est pas respecté, le requérant est réputé s'être désisté à la date d'expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. Il est donné acte de ce désistement. »

3. La requête de M. B..., enregistrée le 4 septembre 2025, s’intitule « recours rapide » et mentionne que la « décision préfectorale est entachée d’une erreur de droit, à tout le moins, d’une erreur manifeste d’appréciation compte tenu de la gravité des effets sur sa situation personnelle » et que l’intéressé la développera ultérieurement par l’introduction d’une requête ampliative. Compte tenu de ses écritures, la requête présentée revêtait le caractère de « requête sommaire » mentionnant l’intention du requérant de présenter un mémoire complémentaire au sens de l’article R. 911-6 précité. Par suite, aucun mémoire complémentaire n’ayant été enregistré dans le délai de 15 jours à compter de l’enregistrement de la requête, M. B... est réputé s’être désisté de sa requête et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.



O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police.

Fait à Paris, le 12 janvier 2026.


La vice-présidente de la 1ère section,

Signé

E. Topin


La République demande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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