jeudi 11 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2525777 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VANNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2025, M. B A, représenté par Me Vannier, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de police de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que la décision n° 2318143/1-3 en date du 4 décembre 2024 par laquelle le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police du 23 mars 2023 portant refus de renouvellement de son titre de séjour et a enjoint au préfet de police de procéder au réexamen de sa demande, de prendre une nouvelle décision dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de munir l'intéressé, dans cette attente, d'une autorisation provisoire de séjour, n'a pas été exécutée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais, est entré en France en 2017. Le 19 décembre 2018, il a été mis en possession d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", renouvelé à plusieurs reprises et pour la dernière fois jusqu'au 4 septembre 2022. Par une décision
n° 2318143/1-3 du 4 décembre 2024, le tribunal administratif de Paris a annulé la décision du
23 mars 2023 par laquelle le préfet de police a refusé de renouveler son titre de séjour et a enjoint au préfet de police de procéder au réexamen de sa demande, de prendre une nouvelle décision dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de munir l'intéressé, dans cette attente, d'une autorisation provisoire de séjour. Par la présente requête, M. A demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de procéder au réexamen de sa situation administrative
2. Aux termes de l'article L. 521-4 du même code : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ".
3. Si M. A demande au tribunal d'enjoindre au préfet de police d'exécuter les mesures ordonnées par le jugement n° 2318143/1-3 de ce tribunal en date du 4 décembre 2024, une telle demande ne saurait être présentée sur le fondement de l'article L. 521-4, qui ne concerne que l'exécution des ordonnances rendues par le juge des référés, alors que le jugement en cause a été rendu au fond par une formation collégiale. Par suite, la requête, qui ne tend pas à la modification de mesures ordonnées par le juge des référés, est manifestement irrecevable.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Paris, le 11 septembre 2025.
La juge des référés,
signé
M. C
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2525777/1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026