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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2525979

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2525979

samedi 27 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2525979
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par un étudiant étranger demandant, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de police a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 7 décembre 2025. Le juge des référés a donné acte du désistement de l'intéressé sur ses conclusions principales et a rejeté sa demande de frais d'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2025, M. B A C, représenté par Me Berdugo, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition de l'urgence est satisfaite dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement de titre de séjour ; qu'il est placé dans une situation irrégulière ; que ses difficultés de renouvellement de titre de séjour découlent de la dématérialisation des demandes de titre de séjour et de ses dysfonctionnements, en violation avec l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; qu'il doit justifier de la régularité de son séjour pour poursuivre ses études ;

- la mesure demandée est utile ;

- la mesure demandée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative ;

- la mesure ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse.

Par un mémoire enregistré le 10 septembre 2025, M. A C doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d'injonction et maintenant ses conclusions au titre des frais d'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Rohmer pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A C, ressortissant mexicain, a obtenu un visa long séjour portant la mention " étudiant " valable du 28 janvier 2024 au 27 juin 2025. Il a sollicité le 24 avril 2025 une demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention " étudiant " sur la plateforme de l'Administration nationale des étrangers en France (Anef). Il a reçu une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour valable du 4 juin 2025 au 3 septembre 2025.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte de désistement ou constater un non-lieu.

3. Par un mémoire, enregistré le 10 septembre 2025, M. A C indique que le préfet de police lui a transmis le jour-même une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 7 décembre 2025. L'intéressé doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d'injonction. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. B A C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Paris, le 27 septembre 2025.

Le juge des référés,

B. ROHMER

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2525979/9

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