LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2526299

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2526299

vendredi 26 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2526299
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDANDAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B, qui contestait le refus implicite de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne de l'inscrire en deuxième année de master professionnel en droit de l'énergie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les arguments du requérant relatifs à son projet professionnel et à l'impossibilité de s'inscrire ailleurs ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2025, M. C B, représenté par Me Dandan, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle la présidente de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne a rejeté son recours gracieux formé contre la décision du 5 mai 2025 et a refusé son inscription en deuxième année de master professionnel mention droit de l'énergie ;

2°) d'enjoindre à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne de l'admettre en deuxième année de master professionnel mention droit de l'énergie dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- la décision fait obstacle à la réalisation de son projet professionnel central de devenir enseignant-chercheur à l'université, et donc d'être inscrit en Master 2 recherche, où il pourrait exercer les métiers de conseil, d'avocat, ou de juriste d'entreprise dans le secteur de l'énergie, en parallèle de sa thèse, s'il ne lui est pas possible de devenir chargé de travaux dirigés ; la possibilité de solliciter une inscription en Master 1 ou 2 Droit de l'énergie dans d'autres universités en

région parisienne ou ailleurs en France est limité ;

- il ne peut quitter Paris, dès lors qu'il se trouve dans l'obligation d'occuper un emploi salarié pour financer ses études et un retour à Bordeaux où il a validé son Master 1 n'est pas matériellement possible ;

-sa réussite au diplôme universitaire (DU) droit des énergies en transition de l'université Paris Nanterre démontre le sérieux et la cohérence de son projet et de ses acquis avec la formation demandée

- la prochaine rentrée universitaire débute en septembre et les délais classiques d'instruction des requêtes en excès de pouvoir sont incompatibles avec la nécessité de jouir de son droit à la continuité des études dès la prochaine rentrée ;

-la décision préjudicie ainsi de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation.

Sur le doute sérieux :

- la décision attaquée méconnaît les articles L. 612-6 et L. 612-6-1 du code de l'éducation ainsi que le principe de continuité du parcours fondé sur l'article L. 612-6 du code de l'éducation, faute de la publication du décret relatif au diplôme national de master pour l'année 2025-2026.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- la requête enregistrée le 11 septembre 2025 sous le n° 2526300 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A, le juge des référés, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, né le 17 février 1988, a demandé son admission en deuxième année de master professionnel mention droit de l'énergie de l'université Paris1 Panthéon Sorbonne. Par une décision du 5 mai 2025, la présidente de l'université a rejeté sa demande au motif que la capacité d'accueil était atteinte. M. B a formé le 8 juillet 2025 un recours gracieux à l'encontre de cette décision auquel il n'a pas été répondu faisant ainsi naître une décision implicite de rejet. Par la requête susvisée, M. B demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de ces décisions.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Aux termes enfin du premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

3. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. Il résulte de l'instruction que M. B a obtenu un Master 1 Droit international délivré par l'université de Bordeaux pour l'année 2016-2017, sans toutefois pouvoir y poursuivre son cursus en deuxième année de Master entre 2017 et 2019. Puis l'intéressé s'est inscrit en Master 2 Droit économique européen et international à l'université Paris XIII, formation non validée, y ayant été déclaré défaillant. Il s'est ensuite inscrit à plusieurs formations, entre 2018 et 2022, et a obtenu un certificat d'études juridiques internationales, pour l'année 2019-2020, à l'université Paris II Panthéon-Assas, ainsi qu'un diplôme d'université, précisant qu'il ne vaut pas reconnaissance officielle de titre, délivré par l'université Paris Nanterre en Droit de l'Energie, de l'Investissement et de l'Arbitrage international. Mais le requérant a échoué à valider une formation à l'université de Montpellier en 2023, faute de s'être présenté aux examens, l'intéressé indiquant que ces examens étaient prévus sur la même période que sa formation à l'université de Paris Nanterre qu'il a privilégiée. Sa précédente demande d'inscription en deuxième année de master professionnel mention droit de l'énergie de l'université Paris1 Panthéon Sorbonne avait été rejeté en 2023 et 2024.

5. Pour justifier l'urgence, M. B soutient que la décision contestée fait obstacle à la réalisation de son projet professionnel central de devenir enseignant-chercheur et qui lui permettrait d'exercer les métiers de conseil, d'avocat ou de juriste d'entreprise dans le secteur de l'énergie, en parallèle de sa thèse de doctorat. Il fait valoir qu'il doit rester sur Paris pour travailler et financer ses études, que la possibilité de s'inscrire en Master 1 ou 2 Droit de l'énergie dans d'autres universités de la région parisienne ou ailleurs en France est limitée, que sa réussite au diplôme d'université de Paris Nanterre démontre le sérieux et la cohérence de son projet et de ses acquis avec la formation demandée, qu'enfin, la rentrée universitaire est prévue au début du mois de septembre. Toutefois, M. B n'établit pas que son admission au sein du cursus dont l'accès lui a été refusé par la décision attaquée, et à deux reprises précédemment, serait indispensable à la réalisation de son projet professionnel de devenir conseil ou juriste d'entreprise dans le secteur de l'énergie ou avocat, dès lors qu'il est constant que le master 1 dont il est titulaire ainsi que les certificats et diplômes obtenus en 2020 et 2024 à l'université Paris II Panthéon Assas et à Paris Nanterre lui permettent aussi bien de candidater sur un poste de juriste. Enfin, la circonstance qu'il occupe un emploi salarié à Paris ne fait pas obstacle à ce qu'il sollicite une admission en Master 1 ou 2 dans d'autres universités en région parisienne ou dans le reste de la France. Dans ces conditions, M. B ne peut être regardé comme justifiant de l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application des dispositions précitées de 1'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de M. B, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D.

Fait à Paris le 26 septembre 2025.

Le juge des référés,

B. A

La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2526299/1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions